La futur esplanade de la gare. Photo © DR

Par Léna Bouillard

Gérard Collomb a présenté mercredi 3 juillet 2013 un projet de réaménagement de la gare de Perrache, qui devrait simplifier les déplacements entre ses services ferroviaires mais aussi entre le nord et le sud du centre ville, d’ici 2020.

Le projet, conduit en partenariat avec le Grand Lyon, la Région, RFF, la SNCF et le Sytral, devrait être mis en œuvre dès 2016, et coûter 65 millions d’euros. Il se donne pour objectif de faciliter l’accès aux trains et aux transports en commun, pour les 100 000 personnes que la gare de Perrache accueille chaque jour. Actuellement compliqués et peu fonctionnels, les déplacements entre  espaces publics et ferroviaires devraient être améliorés, avec, par exemple, un accès au métro avancé. L’accès à la gare elle-même sera facilité, avec la suppression de la passerelle reliant le centre et la gare, pour créer un parvis côté Carnot dont l’entrée se fera au niveau zéro. De plus, les escalators des places Carnot et des Archives disparaîtront, pour permettre aux piétons d’accéder plus directement à la gare, à pied ou par ascenseurs. La voûte Ouest sera interdite aux voitures et entièrement réhabilitée et le tramway T2 prolongé jusqu’à Suchet. Mais le projet s’attaque également à l’autre problème de Perrache : sa dimension de barrière entre le nord et le sud de la Presqu’île. Pour remédier à la  situation, ses accès seront complètement redessinés, afin d’intégrer des modes de circulation plus doux (piétons, vélos) et plus d’espaces publics. Pour faire face à la multiplication du nombre d’usagers d’ici 2030, les travaux devraient être terminés d’ici 2020, date à laquelle le réaménagement de la Part-Dieu devrait lui aussi toucher à sa fin. Mais le problème de la Part-Dieu est tout autre, puisqu’il s’agit ici de désengorger une gare qui compte plus de 120 000 voyageurs par jour, alors qu’elle n’est conçue que pour en accueillir 35 000.