Par Morgan Couturier

Portée par l’expertise lyonnaise, la deuxième édition de la Fiesta de la Luz de Quito a confirmé le succès populaire d’un tel évènement. Avec à la clé, des retombées exceptionnelles.

Le cadre a de quoi faire fantasmer bon nombre de globetrotteurs. Une pincée d’inspiration suffit à s’en convaincre. La fête des lumières, le soleil et de douces températures en plus, donnent un aperçu du pouvoir d’attraction de la Fiesta de la Luz de Quito, passée en deux ans de simple copie du modèle lyonnais, à l’un, si ce n’est, le plus grand évènement populaire du pays. Il faut le voir pour le croire, dit-on. Sans quoi, le témoignage des quelque deux millions de spectateurs recensés donnerait déjà une idée alléchante bien que vague, de ces illuminations, installées en plein cœur du centre historique de la capitale équatorienne.

Le déploiement de ces jeux de lumières sur la période aoûtienne (du 9 au 13 août 2017, après avoir expérimenté le mois d’octobre en 2016, ndlr) n’a fait que renforcer  la tendance initiale. « La Fiesta de la Luz rencontre un gros succès, confirme Jean-François Zurawik, directeur des évènements à la ville de Lyon. Elle a été déplacée au mois d’août, en plein cœur du mois de la culture, pour des raisons climatiques mais aussi touristiques. Le maire n’a jamais vu autant de monde dans les rues avec plus de 500 000 touristes venues de l’extérieur de l’agglomération, 1,5 million de personnes dans les transports en commun ».

Des retombées estimées à 6 millions de dollars

Surtout, la « ville lumière », comme on la surnomme en Amérique du Sud s’enrichit d’un tel engouement. Selon les estimations locales, six millions de dollars ont rejoint les caisses des acteurs économiques et touristiques de la ville. En apportant son expertise, – et ses artistes sur cinq des neuf installations -, la capitale des Gaules tient également sa part du gâteau. Une facture chiffrée à quelques milliers d’euros, selon nos informations. Mais là n’est pas l’essentiel. Avec une telle réussite, Lyon conforte la notoriété de sa fête des lumières. La tenue d’une troisième édition a été officialisée par le maire de Quito en personne, qui a émis le désir d’assister au spectacle rhodanien du 8 décembre. Le voir dans les rues de Lyon est une hypothèse plus que concrète. « Il ne se passe pas une semaine sans qu’on ait une demande. Mais on a des choix à faire. Les projets ne sont pas tous sérieux. Ça ne se fait pas comme ça », conclut Jean-François Zurawik.