Par Morgan Couturier

Fidèle à son combat contre le harcèlement scolaire qui touche encore 1 enfant sur 10, l’association lyonnaise a profité de la rentrée pour présenter son projet de centre de formation. Une première en France, qui doit permettre aux enfants de retrouver le sourire.

Antoine, Ingrid, Clémentine, Louis ou Pierre… autant de prénoms qui encore aujourd’hui, font dire à Hugo Martinez, le président de l’association HUGO, que le « harcèlement scolaire est l’affaire de tous ». Un mal tenace, complexe à éradiquer, à en croire les 750 000 élèves harcelés chaque année. Un chiffre que l’association espère atténuer, avec la création du premier centre de formation du harcèlement scolaire (CFHS). « On veut créer un réseau de professionnels, de spécialistes, que nous pourrons mobiliser pour accueillir les victimes et les familles, a dévoilé le président. Créer ce réseau a pour intérêt de répondre à la demande ».

A défaut d’avoir pu profiter d’un tel accompagnement à son époque, Hugo Martinez poursuit sa périlleuse croisade, animé par cette envie de former des adultes de toute profession à « agir et détecter les différentes formes de harcèlement ». Etabli sur un format court, avec des modules de formation à la journée, et surtout à la demande, ce centre de formation distingue ainsi trois cycles de formation, dédiés aux professionnels du droit, de l’éducation, ou de la santé, théâtre début octobre, des premiers enseignements. « Le harcèlement scolaire tue. Les enfants, on leur dit de parler, mais quand l’adulte leur dit ‘‘ce n’est pas grave’’, la fois d’après, à qui parlent-ils ? », interroge Catherine Verdier, présidente de Psyfamille, l’association partenaire dudit centre. J’ai deux crédos : la prévention et la formation des adultes ».

Un certificat de formation décerné à la fin du stage

Si celle-ci a un coût, estimée entre 100 et 200€, son intérêt vient presque occulter cet élément, l’association HUGO ayant déjà reçu plusieurs candidatures. De bon augure pour les premières séances de formation, exercées en petit comité (entre 15 et 30 personnes). « On louera une salle à Lyon et on fixera une date dès que la session sera complète », a précisé Hugo Martinez, lequel n’écarte pas la possibilité, à terme, de s’établir dans un lieu fixe. Un objectif réaliste, qui ne doit pas écarter l’association HUGO de son objectif initial : « redonner aux jeunes, l’insouciance qu’ils devraient avoir », dixit Anais Roux, Miss Lyon 2019 et étudiante en ostéopathie.

Un grand concert caritatif organisé en 2020

Pour ce faire, Hugo Martinez et son escouade n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Outre la création du CFHS, le Lyonnais a profité de ce temps de parole pour annoncer la tenue d’un « grand concert contre le harcèlement en 2020, à la Bourse du Travail ». Si pour l’heure, aucune date n’a été arrêtée, le but d’une telle journée est d’offrir une parenthèse de bonheur (autour de deux heures de show, ndlr) à ces jeunes victimes, tout en récoltant les fonds nécessaires à l’évolution de ce combat. Soutenue par Coca-Cola France et Dany Boon, HUGO tient déjà des partenaires de choix. D’autres devraient suivre rapidement. Artistes, sportifs, célébrités, tous ont fait du harcèlement scolaire une priorité.

Plus d’informations sur www.asso-hugo.fr
Une campagne de financement, dédiée à l’organisation du grand concert, est organisée jusqu’au jeudi 7 novembre 2019, journée nationale contre le harcèlement scolaire sur https://fr.ulule.com/asso-hugo/