Par Lucas Mollard

Les unités de raffinage de la centrale de Feyzin sont contraintes de fermer leurs portes pour une révision. Une fermeture programmée sur sept semaines.

La facture s’annonce salée. Avec un budget total s’élevant à près de 80 millions d’euros, la fermeture de la raffinerie de Feyzin a de quoi faire sourciller. Pourtant, ce coup élevé ne semble pas effrayer ses occupants. Et pour cause, celui-ci serait amorti par l’anticipation de la fermeture. « Grâce à la gestion anticipée des stocks de la raffinerie, cet arrêt n’a aucune incidence sur la fourniture en carburants et en produits pétroliers de nos clients », rassure le groupe Total, via son communiqué.

Entamé, ce vendredi, le chantier devrait mobiliser pas moins de 1800 intervenants et près de 200 entreprises, dont 40 % sont établies dans la région. Un effectif nécessaire, que Total n’a pas choisi par hasard. « Elles ont été sélectionnées selon des critères rigoureux de respect de la sécurité et de l’environnement et de professionnalisme », peut-on lire.

Une meilleure gestion des émissions de CO2

Ces travaux conséquents, nécessiteront 650 000 heures d’acharnement, pour apporter les améliorations techniques nécessaires à la réduction des émissions de CO2 dans l’air ainsi qu’une réduction drastique de la consommation énergétique.

La grande torche, elle, restera toutefois en marche. « Durant les phases d’arrêt puis de redémarrage des unités industrielles et, conformément aux procédures de sécurité, des gaz pourront être brûlés à la torche. Ces derniers ne pouvant pas être stockés ni relâchés à l’état gazeux dans l’atmosphère, il est nécessaire de les évacuer via la torche, ce qui peut générer de la fumée et du bruit », poursuit Total.

« Une gêne occasionnée »

Même si l’entreprise pétrolière a prit ses précautions, le chantier devrait inévitablement engendrer diverses nuisances sonores. Et générer quelques désagréments. « La direction du site prie d’avance ses riverains de bien vouloir l’excuser pour la gêne occasionnée », anticipe-t-elle. Faute avouée à moitié pardonnée… Pas sûr, toutefois, que les Solaizards soient du même avis !