Le cardinal Barbarin a-t-il une taupe dans son entourage ? Photo © Fabrice Schiff

Par Marc Polisson

Dans sa livraison de ce matin, l’hebdomadaire les Potins d’Angèle révèle le nom de l’accusateur anonyme qui orchestrerait les attaques successives contre le primat des Gaules.

Où il se confirme que l’homme en question est bien un haut fonctionnaire au Ministère de l’intérieur. « Recruté sous Claude Guéant, cet ancien journaliste n’a pas eu le moindre problème pour continuer à collaborer avec le pouvoir socialiste ; d’abord avec Manuel Valls puis aujourd’hui avec l’actuel ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. On se souvient de ses interventions pour le moins  offensives quand il a fallu défendre la réaction musclée des forces de l’ordre au moment des grands rassemblements de la Manif Pour Tous » affirme Gérard Angel dans son journal.

Cette nouvelle révélation qui vient s’ajouter à la concomitance troublante des attaques à répétions contre l’Eglise lyonnaise jette le doute sur les réelles motivations des victimes regroupées au sein de « La Parole libérée ». Comme le suggèrent  nos confrères du Point, sont-elles instrumentalisées par le pouvoir socialiste en place dans le but de discréditer le cardinal Barbarin, en pointe contre le mariage homosexuel ? L’article du Figaro qui a mis le feu aux poudres laisse en effet penser que, dans le cadre d’un plan concerté, notre homme a délibérément lancé l’attaque médiatique contre le père Jérôme Billioud.

Nous avons appelé le Ministère de l’Intérieur et joint Pierre – c’est une partie de son vrai prénom – par téléphone ce matin. « Oui, c’est bien moi, mais je ne suis pas à l’origine de la sortie de ces informations  lundi 14 mars dans le Figaro. J’ai été pris par surprise et n’ai fait que confirmer ce que la journaliste Anne Jouan savait déjà. D’ailleurs, une autre journaliste lyonnaise m’avait appelé le dimanche soir à ce sujet. Elle aussi avait le dossier Billioud en mains ! » Si l’on en croit Pierre qui se défend d’être une balance médiatique, notre consœur lyonnaise – que nous n’avons pas identifiée – se serait fait doubler par la journaliste du Figaro. Pierre a de solides arguments pour étayer sa thèse :

« Le fait de révéler le nom de Jérôme Billioud n’est pas de mon fait. »

« J’ai porté plainte contre lui en 2009 et je ne l’ai pas fait savoir à la presse. Si j’étais dans une démarche offensive médiatiquement parlant, j’aurais fait le tour des radios et des télés depuis une semaine ! » Maintenant que les Potins ont révélé son identité, pourquoi tient-il tant à son anonymat ? « Je n’avance pas masqué, mais cet anonymat est nécessaire pour que ma démarche n’interfère pas avec mes fonctions professionnelles. » L’intervention de son ancien boss Manuel Valls est-elle fortuite ? « Bien entendu, le premier ministre n’était pas au courant de mon histoire au moment où il s’exprime. Il a simplement réagi à une question d’actualité ! » Et d’assurer vouloir rester dans une démarche judiciaire : « Je ne voulais pas que ça sorte dans la presse, si j’avais voulu le faire, je n’aurais pas attendu 7 ans ! »

Si on s’en tient à sa parole, à qui profite le crime ? Qui a balancé le père Billioud ? Est-ce au sein même du diocèse que se cache la taupe qui renseigne en sous-main la presse ? A moins que ce soit chez le procureur ? A suivre…