light-air Photo © Saby Maviel

 

 

Par Christophe Magnette

 

La moyenne d'âge tourne autour de 26 ans. Les salariés sont souvent le « frère », « le copain de ». Light Air est comme une bouée d'oxygène. Pourtant, nos joyeux lurons ne vendent pas du vent mais de l'impression numérique grand format. Ils « habillent visuellement sur-mesure » et déshabillent du même coup les images d'Epinal qui siéent à cette jeunesse qui – soit disant – n'entreprend plus rien…

 

D'aucuns gravent leur amitié dans l'airain. Stéphane Girod, le « gestionnaire », Laurent Tassard, le « technicien » tous deux 28 ans et Jean-Baptiste Aguettant, le « commercial », 26 ans ont préféré l'entrepreneuriat. Bingo ! Tous trois cogérants de Light Air – Stéphane est majoritaire – ils ont su forcer leur destin. Et les faits leur donnent raison : autodidactes, partis de « pas grand-chose » – un garage à Ecully – mais avec un adage farouchement attaché en bandoulière « rien n'est impossible », les trois amis sont devenus un triptyque de dirigeants accomplis. Car les résultats sont là. Economiques notamment : 1,5 millions d'euros de chiffre d'affaire en 2007 « quasiment le double espéré pour l'année en cours », dixit Jean-Baptiste, un effectif de 15 personnes et un résultat net comme on n'en fait plus… la p'tite entreprise comme dirait Bashung « connait pas la crise ». Et semble à l'abri pour un moment. Sur un marché de l'impression numérique en plein boom (+ 15% par an au niveau national), les voilà positionnés à merveille. D'abord enseignistes – Stéphane et Laurent ont démarré ainsi dès 2003 avant que Jean-Baptiste ne les rejoigne début 2005 – ils abordent désormais d'autres marchés, l'événementiel et la signalétique, presque contraints. Mais pour leur plus grand plaisir. Maitrisant à merveille la pose de l'enseigne en toile tendue, leur savoir-faire fait boule-de-neige.

 

Les 1 500 m2 de bâches de l'Aquarium de Lyon c'est eux comme les visuels publicitaires indoor du nouveau terminal low-cost de Saint-Exupéry, les enseignes pour les Boucheries André, Jean Delatour, Grand Frais, Literieland, RedZone… j'en passe et des meilleurs… Leur expertise en enseigne en toile tendue est devenue leur valeur ajoutée. Utiliser des bâtiments pour communiquer visuellement – le « covering » – leur meilleur ambassadeur. Résultat, Light Air est sollicitée et décline ses compétences sur d'autres secteurs, le marché de l'automobile notamment, grand consommateur de PLV. Ses patrons maitrisent les techniques donc, la machine aussi : une Hewlett-Packard qui a nécessité un investissement de 300 000 euros et qui tourne jusqu'à 100 m2/heure. L'avenir immédiat de Light Air est rythmé par la recherche de nouveaux locaux que les trois potes souhaitent acquérir, toujours du côté de Champagne-au-Mont-d'Or. Quant à leur boite « elle restera à taille humaine, autour de 20 à 25 salariés » assure JB. Le parc « machines » devrait s'agrandir avec une ou deux pièces supplémentaires. Et notre trio ne serait pas contre l'idée d'exporter son expertise en toile tendue à l'international… Seul hic à surmonter mais de taille : trouver des poseurs ! Histoire de continuer à imprimer leurs « pattes » comme autant de signatures indélébiles.