Par Morgan Couturier

Fruit d’une réflexion mûrie pendant trois ans, la résidence hôtelière du boulevard des Belges procède actuellement à un profond lifting de ses appartements, tout en poursuivant son activité.

« C’est le gros lifting de la Reine Astrid ». Invité à décrire le futur de son établissement, Ali Afshar n’y va pas par quatre chemins, à l’image des travaux qui animent déjà le premier étage de son hôtel. Casque de chantier vissé sur la tête, le directeur régional du groupe Warwick se plait à rêver de lendemains qui chantent. Et pour cause, à l’heure où le marché lyonnais en pleine effervescence impose de « se mettre au goût du jour », une mise en beauté devenait nécessaire pour la Reine Astrid.

La couronne est à ce prix, alors depuis quelques jours, l’hôtel a entamé la réfection de ses appartements, à commencer par les treize logements de l’étage numéro un. « 10 semaines sont nécessaires pour reconfigurer un étage complet. Cette première phase va donc durer un an et demi. On garde les volumes et on refait tout : chambre, cuisine, salon et salle de bains », précise le directeur Hieu To, qui a fait appel à CRC pour l’entreprise générale.

Il n’empêche, malgré le chambardement promis, l’hôtel n’a pas vocation à se dénaturer. Bien au contraire. Après s’être appuyée à 70% sur les dessins d’une chambre témoin élaborée par la marque aux Etats-Unis, la Reine Astrid s’est attelée, pendant un an, à l’ajuster à son image. Reste à obtenir l’accord de l’architecte des Bâtiments de France pour la façade.

Ajout d’un espace massage, salle fitness et spa agrandis

Le résultat promet d’être saisissant, au même titre que les travaux imaginés pour le SPA et le rez-de-chaussée, où cette fois, le palace lyonnais doit faire appel à un cabinet d’architecte. « On va exercer une vraie transformation des lieux. Nous souhaitons entamer cette 2e tranche pour le 1er trimestre 2021. Idéalement, les deux chantiers doivent se terminer en même temps », poursuit Ali Afshar.

Car malgré le calendrier exigu et les contraintes, la Reine Astrid n’a nulle intention de baisser le rideau, les travaux étant disséminés sur les heures creuses. De quoi assurer une présence 24h/24 et le maintien de l’activité du restaurant et du room-service, même lorsque les ouvriers s’attaqueront à l’accueil et aux salles de réception.

Quant au SPA, ce dernier se verra adjoint un tout nouvel espace massage alors que le coin fitness, le spa et le hammam seront eux, agrandis, en empiétant sur les places de parking sous-terrain. Il en va ainsi de la course à l’armement. Celle-ci est manifestement bien engagée !