Par Franck Girardet

Après la déroute face à Montpellier, l’OL a pris un point sur la pelouse de Nantes au terme d’un match qui avait des airs de Waterloo morne plaine.

Les optimistes diront que Lyon a retrouvé de la solidité avec une charnière centrale qui pouvait donner des frissons à la lecture (Kone-Morel) mais qui a réussi à rendre une copie propre (version française du fameux clean-sheet, nouveau terme à la mode pour les commentateurs de football). Les pessimistes verront, quant à eux, un OL qui n’a quasiment jamais été dangereux et assez fébrile comme le prouve sa fin de match où les passes vers l’avant étaient plus que rares.

En résumé, il a fallu du courage pour regarder ce match qui a l’avantage de remettre le club sur le circuit mais nous sommes plus proches de l’AX K-Way que de la Formule 1 chère à Jean-Michel Aulas. Samedi 5 décembre à 17h se profile l’ultime match de l’histoire du championnat de France à Gerland. Adieux qui vont permettre d’honorer les anciennes gloires de ce stade et surtout nous démontrer à quel point nos jeunes cadors sont bien loin de leurs glorieux aînés. Si seulement ils pouvaient s’en inspirer. La nostalgie de nos soirées à Gerland (où nous allions au stade en se demandant non pas si l’OL allait gagner mais combien nous allions leur en mettre) sera le fil rouge de ce match contre Angers.