Des buts de Govou et Kallstrom ont permis à des Lyonnais sérieux de s'imposer à Lens (2-0) samedi à l'occasion de la 8e journée de L1 et de s'emparer de la première place du classement à la faveur de la défaite de Bordeaux à Saint-Etienne.

 

Victorieux mercredi contre Debrecen en Ligue des Champions (4-0), l'OL, sans Lisandro, Delgado, Boumsong, Bodmer ou Makoun et avec Bastos et Ederson sur le banc, a montré beaucoup de maîtrise, notamment en deuxième période. Et démontré l'étendue de son effectif. Lyon, seule équipe invaincue du championnat et qui reste sur 15 matches sans défaite toutes compétitions confondues -11 en L1- a parfois eu des problèmes pour sortir le ballon. Mais son bloc défensif, avec un Toulalan toujours aussi convaincant à ce nouveau poste aux côtés de Cris, n'a pas été pris en défaut. Après la mise au point de jeudi et un appel à une union sacrée au-delà des inimitiés entre joueurs, les Sang et Or ont affiché beaucoup plus de volonté. Mais ils ont manqué de précision dans les passes et surtout de qualités individuelles pour espérer faire douter le bloc lyonnais. Tout en conservant le même schéma, Wallemme a pourtant un peu innové. Akale, titulaire en Coupe de la Ligue à Montpellier (victoire 4-3), est revenu en grâce pour la première fois depuis l'époque Guy Roux en début de saison 2007-2008 mais n'a pas donné plus d'idées à une attaque atone. Lens a payé au prix fort sa passivité défensive en début de rencontre. A gauche, Govou, servi par Kallstrom, a enroulé tranquillement une frappe, superbe, qui a percuté le dessous de la transversale et a rebondi à l'intérieur des buts de Runje, impuissant (8). Les Lensois ont ensuite tenté de revenir. Seulement, Demont a manqué le cadre sur un penalty accordé pour une main de Réveillère (36). Lloris a lui été vigilant face à Eduardo, décalé par Akale (19), un tir lointain de Demont (28) ou devant Jemaa (39). Les Lyonnais qui ont eu parfois tendance à perdre la balle rapidement ont été meilleurs gestionnaires en deuxième mi-temps. Et n'ont quasiment pas été en danger. Ils ont été d'une froide efficacité avec Kallstrom, omniprésent et qui a doublé l'avantage, son joli tir étant légèrement dévié par Yahia (78).