angele Journal et journaliste sont aussi négligés l'un que l'autre…

 

Par Marc Polisson

 

Triste semaine pour « Les potins d'Angèle ». Alors que l'entrée au gouvernement des Lyonnais Nora Berra et Michel Mercier était connue dès mardi, pas une ligne dans son édition de jeudi. En langage familier, on appelle ça « passer à travers » !

 

Les galères se suivent et se ressemblent pour Gérard Angel. Son hebdomadaire – qui rame pour capter des lecteurs – tombe de plus en plus souvent à côté de la plaque. Dernière boulette en date, un bouclage précipité qui – à l'heure d'Internet – relègue le remaniement ministériel aux calendes grecques. Incapable d'être réactif sur l'info chaude, Angèle ne se prive pourtant pas de tancer le maire de Lyon coupable de s'être endormi pendant le discours de Nicolas Sarkozy à Versailles. Plutôt gonflé de la part d'un mec qui vient de faire un beau soleil en somnolant au volant de son ordinateur.

 

Comme d'habitude le petit homme aime donner de grandes leçons de choses journalistiques à ses confrères. Habituellement c'est Le Progrès, son ancien employeur qui trinque. Mais cette semaine, la page « Médias » est une spéciale dédicace à Lyon Capitale. Le mensuel de Christian Latouche aurait, selon Angèle, manqué un épilogue dans l'affaire Thomas Collomb au Sytral. Amusant alors qu'on vient soi-même de rater un épisode majeur de la politique lyonnaise. « Peut-on se faire hara-kiri avec une souris ? », s'interroge Gérard à propos de son confrère. Qui peut lui retourner sa question illico.

 

Pour conclure sur le plantage de la semaine, inutile donc d'acheter le prochain numéro des Potins qui sera consacré à nos deux ministres. Vous n'y apprendrez pas grand-chose que vous ne sachiez déjà (excepté pour ceux que la future dépollution de Vaulx-en-Velin passionne). Du refus de Dominique Perben d'accepter un simple maroquin de secrétaire d'Etat, à la déception refoulée de Michel Mercier qui se voyait déjà place Vendôme mais échoue dans le fossé de la ruralité, en passant par la caution surprise de Nora Bera… tout a été dit. Les anecdotes et les ragots – dont est si friand ce journaliste de haut niveau qu'est Angel – également. La boulette de TF1 pareillement.

 

Gérard, il est grand temps de raccrocher les gants.