Par Morgan Couturier

Jeune Lyonnaise de 24 ans, Aurélie Pons crève l’écran à bord de la série Ici tout commence , diffusée actuellement sur TF1. Une belle réussite pour cette ancienne communicante, passée par l’ISCPA Lyon, pour qui le métier d’actrice est la consécration d’un rêve d’enfant.

C’est ainsi que tout commence, par ces quelques mots philosophiques donnant aussi faim que l’envie de réfléchir sur soi-même, tirés tout droit de l’esprit romancé de José Manuel Fajardo. « La plus belle réussite en cuisine est d’arriver à remplir les estomacs avec de l’imagination », une citation idéalement convenue pour entrouvrir les portes de l’institut Auguste Armand (inspiré de l’Institut Bocuse, ndlr), et dévoiler la belle chevelure blonde de Salomé Dekens, alias Aurélie Pons, un doux visage bien connu du paysage lyonnais, la régionale de l’étape ayant passé son enfance entre Rhône et Saône. Deux courants fertiles à son expansion, à en croire le développement de l’ancienne communicante, laquelle aura profité de ses terres pour perfectionner son sens de la diction sur les bancs de l’ISCPA.

Le choix d’une école de communication peut sembler étonnant, et pourtant, malgré son jeune âge, la pimpante comédienne avait déjà tout programmé, au point de concilier le scénario de sa vie avec les attentes de ses parents. « Pour eux, devenir actrice n’apparaissait pas comme la meilleure idée pour gagner sa vie. La communication, c’était un peu pour avoir un diplôme et leur faire plaisir », avoue-t-elle.

Pour réussir, il faut savoir persévérer

Il n’empêche, puisqu’il faut commencer à rêver pour réaliser une chose extraordinaire, Aurélie Pons n’aura cessé de persévérer, de croire en son potentiel pour s’imaginer un jour défiler sur petits écrans. « C’est un peu un rêve que j’ai toujours eu, un projet plus ou moins enfoui. Ce n’était pas gagné d’avance, mais j’ai pris le chemin de la persévérance », dévoile cette ancienne mannequin, habituée à monter sur scène depuis toute petite.

« J’ai toujours fait du théâtre. Puis j’ai eu une formation avec Magali Mestre, qui m’a donnée confiance en moi. Elle m’a fournie quelques conseils, quelques clés », enchaîne-t-elle. À commencer par celui de l’entêtement, Aurélie Pons ajoutant à son physique d’ex-miss Provence 2018, l’obstination chère à toute bonne actrice. Dès lors, de casting en casting, la comédienne s’est attachée à respecter le script qui fut le sien, au point de taper dans l’œil de la production, conquise par cette bosseuse, armée d’une intransigeante confiance en elle.

« Je me suis sentie tout de suite à ma place. Il y a bien eu un gros coup de pression le premier jour, mais il faut bosser, ça permet de moins stresser », concède la jolie blonde. Le résultat n’en est que plus bluffant pour cette jeune femme de 24 ans, admirée par quelque 3,74 millions de téléspectateurs le soir de la grande première, une fierté pour sa famille et son père, Jean-Claude, scotché quoi qu’il en coûte devant les prestations de sa fille.

Se voir à l’écran, un exercice parfois déstabilisant

« C’est cool que ça plaise aux gens. Mais c’est particulier, parce qu’on parle de l’interprétation d’un rôle. Ce n’est pas vraiment soi. Au début, je n’arrivais pas à me voir, c’était déstabilisant ! », souligne celle qui aujourd’hui, s’affiche en grand format sur la façade du siège de TF1.

Qu’importe le flacon, Aurélie Pons se laisse bercer par le doux parfum des mets de son institut favori. En robe de mariée ou dans la peau de Salomé Dekens, la Lyonnaise est à son aise. En attendant d’aller plus haut, là voilà plongée à « 100% dans ce projet ». Puisqu’Ici tout commence, rien n’empêche de rêver et de se prendre au jeu. Ainsi, même lorsque la production autorise quelques congés bien mérités, Aurélie Pons ne peut contrôler l’envie d’avoir envie. « C’est trop addictif comme boulot ! J’ai trop envie de retourner jouer. J’ai tellement de chance ». La contredire serait impossible, mais après tout, la chance, ça se provoque !