Aziz et France ne sont pas prêts de profiter à temps plein de leur havre de paix – Photo © Saby Maviel

Par Marc Polisson

Huit mois après avoir quitté Royal Air Maroc, son emblématique directeur régional planche sur un nouveau projet. Où il est question de blanchiment.

A 62 ans, il a toujours des fourmis dans les jambes. Et même s’il ne s’envoie plus en l’air aussi souvent qu’avant, notre Aziz national fait preuve d’un dynamisme et d’un optimisme à toute épreuve. Durant ses nombreuses années au sein de la compagnie nationale marocaine, il a su tisser de nombreuses amitiés et garnir copieusement un carnet d’adresses aujourd’hui bien utile pour passer du statut de cadre salarié à celui d’entrepreneur.

Fort de son expérience dans le milieu du tourisme, Aziz Lamrani peaufine son idée de blanchisserie industrielle et de location de linge pour les hôtels du royaume chérifien. Le projet est bien avancé. Le tour de table bouclé, les statuts de la société – adossée au groupe AMB – seront déposés courant octobre. Viendra ensuite la phase opérationnelle avec la construction de l’usine entre Marrakech et Casablanca, ce qui lui permettra de rayonner sur toutes les villes avoisinantes de Rabat à Agadir. Selon toute vraisemblance, l’activité devrait démarrer à la fin du premier semestre 2014.

Parallèlement, Aziz fait travailler ses neurones et son sens de la diplomatie pour se spécialiser dans la médiation inter-entreprises. Au lieu d’aller au tribunal, les sociétés s’adressent à un médiateur pour régler leurs conflits de tous ordres. C’est sur les bancs de la Chambre de Commerce de Paris qu’Aziz étudie les subtilités de ce métier très particulier. La retraite dans sa belle maison de la route de Guéliz, ce n’est donc pas pour tout de suite. Sa douce France l’a bien compris.