Par Jean-Jacques Billon

 

Capuccino de langoustine et pancetta séchée à la pomme citronnée , risotto crémeux au bruccio et sauté d’encornets au fenouil confit , œuf poché aux langues d’oursins , lasagnes de queue de veau braisé au vin de Patrimonio  

 

Plus encore que ses paysages de carte postale, c’est sa carte gastronomique que la Corse a joué lors d’une récente opération de promotion menée à Lyon par une délégation son Agence du Tourisme. Délicieux et pertinents arguments auxquels les invités au cocktail dinatoire offert à la Chapelle de la Trinité par Vanina Pieri, présidente de l’Agence du Tourisme de la Corse, ont accordé des papilles attentives, convaincus par la qualité et l’originalité des mets illustrant la richesse du patrimoine gastronomique insulaire. Beau pays dont la diversité géographique favorise la multiplicité des productions agricoles qui font la réputation de la gastronomie locale. Avec au tout premier plan la large gamme des charcuteries corses. Un domaine qui fait désormais l’objet d’une extrême vigilance, puisque pour lutter contre les "contrefaçons" – produits fabriqués en Corse mais à partir de viandes porcines venues d’ailleurs – les éleveurs locaux ont entamé une démarche en reconnaissance d’authenticité qui vient d’aboutir à l’obtention d’une AOC pour le prisuttu (jambon sec de Corse) ainsi que deux autres salaisons emblématiques, la coppa et le lonzo . Distinction attestant de l’utilisation exclusive de viande de porcs de race Nustrale, nourris de glands et de châtaignes… Climat aidant,  les rivages, les plaines côtières et les pentes de l’Ile de Beauté offrent également en abondance bien d’autres délices marins, maraîchers ou fruitiers; sans oublier les grands crus issus de vignobles réputés répartis en neuf appellations d’origine contrôlée. Des nourritures terrestres  qui  ne doivent pas faire négliger pour autant l’exceptionnelle richesse du patrimoine historique, culturel et religieux de la patrie de Napoléon Bonaparte; comme l’a souligné Philippe Perfettini, guide conférencier, en invitant les Lyonnais à profiter de l’inter saison pour mettre le cap sur la Corse. La période idéale, avant l’affluence estivale, pour bénéficier des nombreux vols entre la métropole rhônalpine et la plus méditerranéenne des régions françaises. Vols directs de Lyon vers Ajaccio ou Bastia, ou vols via Nice.

 

Infos : www.visit-corsica.com