Les humeurs de Justin Calixte

Après nous être lavé les mains de ce qui arrivait en Chine puis en Italie, nous voilà en train de nous laver les mains plusieurs fois par jour au savon de Marseille pendant qu’un savant de Marseille échevelé nous bassine avec son médicament prétendument miracle, alors que des mandarins couverts de diplômes chipotent et chinoisent sur les plateaux de télé transformés en café du commerce.

Tandis que l’ensemble du corps médical s’échine à nous sauver malgré nous.

Décidément, ce mois d’avril viral vire à la mascarade avec ses masques en rade, ces cures de solitude dues à l’incurie de nos dirigeants depuis des années ou encore à ces rivalités dévastatrices au sujet de la viralité réelle de ce poison d’avril.