A.Chartres.jpg Par Alain Vollerin

Longtemps, le peintre Antoine Chartres (1903-1968) eut son atelier 31 rue Cuvier dans le 6e arrondissement… Ce qui nous enthousiasme dans son œuvre naît de la curiosité qu’il entretenait avec la Modernité.

 

En 1962, Antoine Chartres estimait son œuvre à une quantité de 2000 peintures à l’huile, et à peu près autant de gouaches, d’aquarelles et de dessins. 2003 vit la dernière dispersion de ses travaux, par l’étude de Me Michel Rambert. Nous eûmes l’occasion de participer à la réévaluation de son œuvre, nous en sommes heureux. On a beaucoup parlé de l’influence d’Henri Vieilly sur ses élèves, on ne saurait négliger les qualités d’enseignant d’Antoine Chartres qui fut professeur à l’école des Beaux-arts de Lyon à partir de 1939. Son œuvre portée par la quête de la Modernité, imprégna les premières peintures des Sanzistes, et particulièrement celles d’André Cottavoz, de Jacques Truphémus, d’Antoine Sanner, de Pierre Doye. La voie de la Modernité ayant été ouverte par leurs aînés les Ziniars, le groupe des Nouveaux : Jean-Albert Carlotti, Marc Aynard, René Dumas, Pierre Pelloux, René Chancrin, René Besset, Alice Kohn et Jean Couty, a incontestablement contribué à libérer la peinture lyonnaise. Soutenu par l’admiration d’Emile Didier, comme lui, il était ouvert à toutes les expériences. Si, Emile Didier flirta, encouragé par Louis Thomas, avec le Cubisme, Antoine Chartres regarda avec admiration du côté de l’aventure abstraite. Lauréat du prix Ponthus-Cinier. Il exposa à la galerie Folklore, et en 1967 participa au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris à l’exposition des Artistes Lyonnais. Président du Salon du Sud-est depuis 1954, Antoine Chartres très attaché à la notion de dialogue, très dévoué à la cause commune mourut en 1968, à soixante trois ans, sans comprendre ces "événements" qui remettaient en question dans la violence de la révolution ses valeurs d’enseignant. Avec Pierre Combet-Descombes, Adrien Bas, Georges-Albert Tresch, Jean Couty, André Cottavoz, Jacques Truphémus et Jean Fusaro, Antoine Chartres figure parmi les plus affirmés et inventifs des maîtres lyonnais du XXe siècle.

Vernissage vendredi 5 novembre à 18h

Jusqu’au 12 novembre 2010

Antoine Chartres, la quête de la Modernité

 

Mairie du 6e

 

58, rue de Sèze – Lyon 6e

 

04 72 83 15 00