Par la rédaction – Dans le cadre des journées du Patrimoine, la Ville de Lyon s’est empressée d’accueillir à l’Hôtel de Ville une exposition de Médecins sans frontières. Explicitement « consacrée à la campagne génocidaire menée par Israël dans la bande de Gaza », celle-ci interpelle. Du côté du CRIF, on regrette que cette « accusation » soit tolérée par la municipalité.
« We did what we could ». Dans le texte : « nous avons fait ce que nous pouvions ». Problème : l’exposition imaginée par Médecins sans frontières fait… déjà débat. Pire, depuis son inauguration ce jeudi 17 septembre, elle crée l’indignation au sein d’une partie de la communauté juive. En cause, la thématique de cette exposition « puissante, consacrée à la campagne génocidaire menée par Israël dans la bande de Gaza depuis près de trois ans ».
Des termes volontairement explicites, qui n’ont pas manqué d’interpeller les membres du CRIF Auvergne-Rhône-Alpes (Conseil représentatif des institutions juives de France), pour qui cette « accusation de génocide est présentée comme un verdict ».
« Le CRIF Auvergne–Rhône-Alpes s’indigne qu’une accusation d’une telle gravité soit ainsi exposée comme une vérité établie, alors qu’aucun jugement définitif de la Cour internationale de Justice ne l’a retenue », écrit l’association.
Plus encore, c’est le timing et le lieu de l’exposition que condamne le CRIF. En effet, l’exposition conçue en collaboration avec la journaliste de Mediapart, Clothilde Mraffko, jouit de la « visibilité exceptionnelle » des « Journées européennes du patrimoine ».
« Un Hôtel de Ville n’est pas un tribunal »
« Un moment précis où l’Hôtel de Ville accueille le plus grand nombre de visiteurs. Elle bénéficie de toute la force symbolique d’une institution publique », pointe encore le CRIF Auvergne-Rhône-Alpes.
Décrite comme une exposition multimédia visant à « donner un aperçu du siège, des bombardements et des attaques indiscriminées sur la population gazaouie et sur les soignants, de la destruction totale de Gaza et de son tissu social », l’exposition n’est pas sans rappeler les prises de position de Grégory Doucet et de sa majorité écologiste.
Après l’exposition du drapeau palestinien sur le fronton de l’Hôtel de Ville, l’invitation lancée à l’avocat controversé Salah Hamouri ou encore la mention au « camp de la paix », le maire de Lyon réaffirme son alignement sur les thèses de Jean-Luc-Mélechon et de la France Insoumise.

Et comme une provocation ne suffisait pas, on a appris cet après-midi que le maire LFI de Vénissieux avait planté le drapeau palestinien au fronton de l’hôtel de ville. Cette ultime provocation avant son invalidation résonne comme appel aux électeurs qui vont devoir retourner aux urnes.

















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