Nous vous l’annoncions dès le premier épisode des aventures de Grégory Doucet à la mairie de Lyon : avec l’arrivée au pouvoir des extraterrestres écologistes, nous n’avions pas fini de rire et de pleurer… Les 6 années de gouvernance écologiste ont été marquées par une cascade de polémiques et des dizaines de controverses dont nous avons extrait les plus marquantes.
Info Tribune de Lyon, le 14 mars 2024
Texte : Morgan Couturier – Motivés par l’envie de diriger autrement, les écologistes se retrouvent pourtant sous les projecteurs de la justice. Ce mardi 12 mars 2024, l’Hôtel de Ville faisait en effet l’objet d’investigations de la police, sur l’ambivalence des tâches accordés à certains chargés de mission. Grégory Doucet n’aura pas gardé le sourire bien longtemps. Alors qu’il paradait à la Guillotière avec ses équipes, pour s’extasier devant l’installation de nouveaux bacs à copeaux que les autochtones se font un plaisir de remplir de déchets, le maire de Lyon a rapidement été ramené à une réalité moins reluisante. En cause, le passage à l’Hôtel de Ville, ce même mardi 12 mars 2024, d’une vingtaine de policiers missionnés pour enquêter sur de potentiels abus de l’équipe écologiste, comme l’ont révélé nos confrères de Tribune de Lyon. Depuis, l’affaire a été reprise par tous les médias.
Quelques mois, après avoir vilipendé la Région AURA et son président Laurent Wauquiez à ce sujet, les Verts subissent un rude retour de bâton, en voyant reprocher de jouer avec le cadre légal du chargé de mission, censé conduire des projets pour le bien de la commune et non pour les élus et leurs missions politiques. Une potentielle anomalie que l’opposition, menée par Pierre Oliver, avait déjà pointée en février 2021, avertissant alors la Chambre Régionale des Comptes sur la nature des actions allouées à ces collaborateurs. Selon Tribune de Lyon, Grégory Doucet se ferait d’ailleurs un plaisir de multiplier ses assistants, quitte à dépasser le nombre autorisé. En effet, d’après la loi, un édile ne peut disposer que d’une douzaine de collaborateurs au sein de son cabinet. Or, selon l’opposition, l’exécutif écolo en compterait une vingtaine. Un effectif conséquent qui a le mérite d’interpeller et nourrir les suspicions, au point de motiver l’ouverture d’une enquête par le procureur de la République. Perquisitions faites, la municipalité a souhaité rester cloîtré dans le silence. Pour le plus grand bonheur de ses détracteurs.


















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