Texte : Fanny Suteau – Le restaurant Mon Liban, institution de la rue Mercière depuis 1989, a inauguré son premier mâchon libanais. Une matinée gourmande qui a réuni près de 80 convives autour d’un concept inédit mêlant traditions lyonnaises et saveurs orientales. Une première réussie appelée à devenir un rendez-vous mensuel.
Il flotte comme un parfum de Beyrouth dans la rue Mercière. Dès 8h30, ce vendredi 12 juin 2026, les tables du Mon Liban se remplissent peu à peu jusqu’à afficher complet. À l’intérieur comme en terrasse, les convives découvrent une formule inspirée du célèbre mâchon lyonnais, revisitée à la sauce levantine. L’ambiance est chaleureuse, presque festive. Entre les plats qui défilent et les échanges animés, la danseuse Alicia Jacquet, de la compagnie Sohan, apporte une touche orientale supplémentaire.
Au menu : foul moudammas à base de fèves et pois chiches, fatteh au yaourt et crème de sésame, accompagné du pain traditionnel libanais, le Man’ouché au Za’atar, préparé en direct devant les invités. Ces derniers ont également pu goûter au saucisson libanais fourré au riz, servi avec pieds de veau et langue de bœuf. Sans oublier le dessert : flan à la fleur d’oranger et mini-crêpes fourrées aux noix. Un vrai délice.
« C’est un clin d’œil à Lyon »
« On connaît le mâchon lyonnais et on s’est aperçu qu’on avait une cuisine aussi adaptée à ce moment de convivialité. C’était un clin d’œil à Lyon puisque cela fait 35 ans que Mon Liban vit ici », explique Daniel Jacob, à la tête du restaurant depuis 2018, ouvert désormais 7 jours sur 7. Pour cette première édition, le pari semble gagné. « Aujourd’hui, nous sommes complets. C’est une belle première », se réjouit Samuel Jacob, associé de son frère.

Gérald Loctin (CRC Lyon) entouré des frères, Daniel Jacob (Mon Liban) et Samuel Jacob (CRC Lyon)
L’idée est également de créer du lien entre les entreprises et les acteurs du quartier. « Nous organiserons désormais un mâchon par mois, le vendredi matin. Le but est de favoriser les rencontres et de créer du dynamisme », poursuit le directeur, qui constate une baisse d’activité de près de 40%.
« Aujourd’hui, avec la conjoncture, à cause des travaux de la ville et de la fermeture de tous les axes, le restaurant est pénalisé. Toute la rue Mercière, qui était une rue très festive, aujourd’hui il n’y a plus personne », indique-t-il.
Un pont entre Lyon et Beyrouth
Pour Simon Hoayek, dirigeant de Byblos et habitué des lieux, cette rencontre entre les deux cultures était une évidence. « Ce restaurant est ma cantine. La cuisine libanaise, c’est un voyage gastronomique mais surtout un moment de partage. Cela va bien au-delà du fait de se nourrir », insiste ce dernier.

Pierre-Yves Gas (Plein Gas), Simon Hoayek (Byblos Group) et Daniel Jacob (Mon Liban)
« Lancer des mâchons libanais, c’est une idée extraordinaire. Je trouve que ce concept crée un magnifique pont entre la culture lyonnaise du mâchon et la tradition libanaise des grands petits-déjeuners », ajoute-t-il.
Récompensé par une Fourchette d’Or en 2021, Mon Liban espère ainsi écrire un nouveau chapitre de son histoire. Une manière originale de faire vivre la gastronomie libanaise tout en s’inscrivant un peu plus encore dans l’ADN gourmand de Lyon.
Mâchon Mon Liban
Vendredi 12 juin 2026









































































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