Texte : Morgan Couturier – Lancé à grande vitesse sur le chemin du col bleu-blanc-rouge, le chef « handi-capable » a relevé le défi des qualifications, organisées le 17 mars 2026. Le chef lyonnais, coaché par Jean-Marc Tachet, se projette désormais vers son prochain objectif : franchir le périlleux cap des demi-finales, programmées les 5 et 6 mai prochain.
À force de persévérance, la médaille de Meilleur Ouvrier de France, touchée le mois dernier, dans les cuisines du chef Jean-Marc Tachet, pourrait bien finir par se rapprocher. Jérémy Biasiol se met à y penser alors que l’obstacle des qualifications a été franchi.
Une nouvelle victoire pour le gastronome à la route semée d’embûches. Oubliés les AVC qui ont entravé son parcours, le col bleu-blanc-rouge tend à se rapprocher. Pour ce faire, le chef lyonnais a réussi là où beaucoup de confrères étoilés ont été retoqués.
« Des poids lourds de la cuisine », ose-t-il dire à l’heure de savourer sa performance.
Parce que là où de nombreux concurrents ont pêché, lui a su relever ce premier défi. Au menu : des moules à farcir d’un dôme de brunoise, le tout en 14 minutes et sur fond de sauce composée de « jus de moule, de crème, de jaune d’œuf, de beurre et de jus de citron ».
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« Mes entraînements ont payé », souffle-t-il aujourd’hui, en guise de remerciements à son mentor isérois. Pour autant, le chemin reste encore long pour l’ancien élève d’Alain Ducasse. Les demi-finales, prévues les 5 et 6 mai prochains, devraient être autrement plus relevées. « Aujourd’hui, je me tourne déjà vers la deuxième. Une étape encore plus importante, plus exigeante, où rien ne sera laissé au hasard. Alors je me prépare, avec détermination, avec envie, et surtout avec la volonté d’aller encore plus loin », écrit-il sur les réseaux sociaux.
Qu’à cela ne tienne, Jérémy Biasiol le promet sans filtre : il est « à fond les ballons pour préparer cette épreuve qui va être intense ». À la clé, un nouveau ticket d’or et un passeport d’entrée pour la finale. Il sera alors temps de rêver. En couleurs. À choisir, le cuisinier a déjà ses favorites.
















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