Texte : Marco Polisson – Il a refusé de déployer ses policiers municipaux la nuit des émeutes. Pris en flagrant délit de récidive, le maire écolo-LFI de Lyon est dans le déni le plus total. IL est reçu aujourd’hui à Paris par le Premier Ministre à qui il veut faire porter le chapeau de son incompétence.
Un scandale qui prend la forme d’une récidive. « Vous êtes la honte de la France, vous devez démissionner ! » La vidéo de ce Lyonnais interpellant Grégory Doucet, dimanche 18 octobre 2026 au matin, rue de la République, a fait le tour de France. La scène – surréaliste – est filmée par nos confrères du site Actu Lyon (lien ci-dessous).
Clash rue de la République. Cette vidéo signée Actu Lyon a dépassé les 20 millions de vues
On y voit Grégory Doucet se faire conspuer par un Lyonnais à la hauteur de la boutique H&M entièrement dévastée. La colère de cet habitant est légitime : comme en 2023, pour les émeutes « Nahel », Grégory Doucet a refusé de faire patrouiller sa police municipale la nuit des émeutes pour sécuriser celles qui étaient éventrées et les autres restées intouchées.
Résultat : une vingtaine de boutiques dont celle du Dressing, encore intactes samedi en fin de journée, ont été vidées dans la nuit. Son patron Philippe Faugier interpelle le maire : « J’ai déjà été pillé plusieurs fois ces 25 dernières années. A l’époque, j’arrivais, il y avait deux policiers devant ma boutique. Ils m’attendaient, ils partaient ! Aujourd’hui, il n’y a eu personne ! Il n’y a plus de police devant les boutiques quand on se fait casser le nuit » accuse-t-il dans un échange enregistré par le journaliste David Gossart.
20 millions de vues sur Instagram-Facebook et 1,5 millions de vues sur twitter.
Ce qui est insupportable dans cette vidéo – pour tous les entrepreneurs qui tiennent des commerces et les Lyonnais qui les font vivre -, quelle que soit leur taille ou leur enseigne, c’est la déconnexion du maire. Alors que ses policiers municipaux ont été interdits de terrain la veille, ils sont une demi-douzaine à le protéger en cette matinée glaciale. Le petit Grégory, les mains jointes et l’air penaud, n’a jamais aussi bien porté son sobriquet.
Cette vidéo tournée sur le vif a fait un carton plein : 20 millions de vues sur Instagram + Facebook et 1,5 millions de vues sur twitter. Et ce n’est pas la seule à illustrer l’incompétence et la vacuité du personnage. Avec des œillères, de la mairie centrale des Terreaux à la place Bellecour, il remonte – entouré de ses gardes du corps – le champ de ruines créé par ses alliés politiques de l’extrême gauche.
Incompétence ou idéologie ? Les deux, mon général !
A chaque échange houleux, le maire, sans voix, se défausse alors sur le préfet du Rhône Étienne Guillot qui l’accompagne dans ce qui s’avère un chemin de croix largement mérité. Une patate chaude que n’a pas saisi publiquement le préfet qui, ce jour-là, a pu mesurer la lâcheté et l’inconsistance de son « partenaire ».
Philippe Faugier, commerçant du centre ville, prend a partie le mire de Lyon Gregory Doucet après les dégâts de samedi. #lyon #17octobre2026 https://t.co/RSdVUM7RYd
— David Gossart (@DGossartLyon) October 18, 2026
Et pour cause : les forces de l’ordre déployées par la préfecture ayant été harcelées toute la journée, il était donc normal qu’elles fassent une pause le soir venu. D’autant qu’elles étaient en sous-effectif comme tous nos confrères et nous-mêmes avons pu le constater samedi. Pour rappel, la rue Victor Hugo – laissée sans surveillance – a été pillée pendant 30 minutes non-stop.
C’est à ce moment-là que la relève aurait dû être faite par la police municipale. Non pour appréhender les casseurs mais pour les dissuader en patrouillant ou en stationnaire devant les boutiques déjà pillées. Cela aurait pu éviter les pillages d’une vingtaine de commerces.
Non-assistance à personnes en danger
Pour rappel, la Ville de Lyon compte 340 policiers municipaux. Seuls 8 d’entre eux étaient mobilisés samedi… a dénoncé Jean-Stéphane Chaillet, premier adjoint au maire de Lyon 2. Les faits sont les faits. Et ils sont d’une extrême gravité, car dans leur centre de contrôle vidéo, les policiers municipaux ont assisté en direct au pillage de la Presqu’île et prévenu le maire écolo LFI et son adjoint PS à la sécurité Philippe Prieto.
Ils n’ont pas bougé. Pour son baptême du feu, Philippe Prieto a ainsi démontré sa totale incompétence… pour ne pas dire plus. A l’image de son prédécesseur Mohamed Chihi qui, lui, avait signé un partenariat avec la Jeune Garde. Lorsque qu’on est témoin direct d’agressions et de pillages, ne pas intervenir est-il constitutif du délit de non-assistance à personne en danger ? Plusieurs avocats lyonnais se penchent en ce moment sur cette question.
« J’ai honte pour vous. Vous êtes d’une incapacité totale ! »
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La remontée vers Bellecour est longue. Autre interpellation homérique, rue Gasparin, à hauteur de la boutique Les Garçons, fief de Pierre Hollier. Lyon Capitale filme la scène : « J’ai honte pour vous, j’ai honte pour ma ville, j’ai honte pour la France. Vous êtes d’une incapacité totale ! Vous devriez partir d’ici vite fait ! » lui intime un restaurateur en colère.
Bouquet final, place Bellecour où un point presse est organisé à l’arrache, devant l’office de tourisme calciné : « Vous êtes complice des gauchistes qui ont fait ça, Monsieur Doucet. C’est vous qui avez organisé ça avec LFI. Démissionnez ! Mélenchon en prison ! » l’invective un homme filmé par Lyon Mag (375 600 vues).
Arrivée place Bellecour pour le maire de Lyon Grégory Doucet et le préfet Étienne Guyot. L’élu écologiste est conspué par des Lyonnais qui lui reprochent son alliance avec LFI https://t.co/SDozzgzR16
— Lyon Mag (@lyonmag) October 18, 2026
« Honteux ! Honteux ! Vous nous avez laissés tous seuls comme des merdes ! »
« On a passé la nuit dans les boutiques, il n’y avait personne ! » lui crie un autre commerçant. La colère gronde, le point presse s’achève dans la confusion. Grégory Doucet, entouré d’une dizaine de policiers en uniformes – les mêmes qui sont quotidiennement insultés par ses amis de LFI – est exfiltré par le préfet jusqu’à sa voiture de fonction.
| | Au lendemain du samedi de chaos à Lyon, le maire écologiste Grégory Doucet hué par les habitants lors de la conférence de presse avec le préfet ́ https://t.co/zDV5sEMfyk #Lyon #17Octobre https://t.co/YJ1mXQ90dE
— Le Progrès Lyon (@leprogreslyon) October 18, 2026
Le Progrès – Grégory Doucet hué place Bellecour
Ces vidéos virales sont emblématiques des réactions épidermiques de très nombreux Lyonnais qui nous écrivent via les réseaux sociaux depuis samedi. Nous ne pouvons vous répondre individuellement mais sachez que vos messages sont soigneusement consultés. Ils reviennent de façon insistante sur l’incompétence du maire LFI écolo dont ils réclament la démission.
Exfiltration tendue pour le maire de Lyon Grégory Doucet après son point presse devant l’office de Tourisme. De nombreux Lyonnais et commerçants l’interpellent vivement https://t.co/CtNXAGpsNw
— Lyon Mag (@lyonmag) October 18, 2026
Lyon Mag : Grégory Doucet exfiltré par les policiers
« La coupe est pleine. La confiance est définitivement rompue !! »
Ce qui a conduit Michel Dulac à lancer une pétition demandant la pétition de Grégory Doucet sur mypetition.org. « Ce chaos n’est malheureusement pas un accident isolé. Il est l’aboutissement prévisible d’une politique municipale destructrice. » écrit le président de Spartacus.
« Certes, le maintien de l’ordre régalien relève de l’État. Mais la fonction de maire emporte un devoir politique irréductible. C’est celui de veiller à la prospérité et à la tranquillité de ses administrés, et d’alerter avec force face à la dégradation de l’ambiance locale. Or, M. Doucet et son équipe municipale font preuve d’une coupable surdité face à la détresse des commerçants ».
Avec un salaire multiplié par 3, la place est trop bonne pour être abandonnée…
Retranché dans son bureau de l’hôtel de ville, et protégé par ses policiers municipaux, le petit Grégory se moque éperdument de cette initiative. Même s’il déshonore la fonction occupée, avant lui, par des pointures (pour son rappel : Gérard Collomb, Raymond Barre, Michel Noir, Francisque Collomb, Louis Pradel…), et qu’il en a pleinement conscience, il n’est pas près d’abandonner le grisbi.
Pour rappel, avant d’être élu sur la vague verte, le banlieusard parisien émargeait dans une association humanitaire à 3 200 euros nets par mois environ. Aujourd’hui, grâce à son cumul de mandats – il est conseiller communautaire – il a multiplié par trois ses revenus : il gagne plus de 9 000 euros mensuels* directement prélevés dans la poche des contribuables. Auxquels s’ajoutent depuis avril 2026, 15 000 euros de frais… soit +400%.
Même s’il se sait détesté de la majorité des acteurs de la vie lyonnaise, impossible pour lui de renoncer à un tel pactole.

















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