Texte : Morgan Couturier – Institution de Gerland, le restaurant l’Argenson a été la cible d’un tir dans la nuit du 5 au 6 septembre 2026. Si aucune victime n’est à déplorer, son propriétaire déplore un nouveau sinistre dans un quartier réputé pour son insécurité et « géré » par des élus… écologistes.
Ce devait être un soir de fête, couronné par la victoire du LOU Rugby dans son derby face à Clermont. Hélas, la réalité du quartier a vite rattrapé le propriétaire du restaurant l’Argenson, Frédéric Guerra.
Et pour cause, au lendemain de la belle performance des Lyonnais, sa consternation fut grande en constatant un impact de balle sur la vitre de son établissement. Si la scène s’est déroulée dans la nuit, sans faire de victime, le restaurateur déplore ce nouveau sinistre, l’Argenson ayant déjà fait l’objet de trois actes de vandalisme ou d’effraction en à peine un an.
« Gerland ne peut pas devenir une zone abandonnée où chacun impose sa loi »
« Le problème dépasse largement mon restaurant. C’est tout un quartier qui devient invivable », écrit celui qui exerce également l’activité d’agent de joueurs. En cause, cette éternelle problématique d’un quartier sujet à la prostitution, à la drogue et aux vols (ci-dessous). À plus forte raison depuis l’installation de la gare routière sur l’avenue Tony Garnier qui se révèle catastrophique.

« Madame Dubot n’a jamais fait l’effort de venir en parler, pas plus que Monsieur Doucet »
Si une plainte a été déposée ce lundi 7 septembre, le directeur de l’Argenson espère désormais être entendu. Surtout, le restaurateur attend des actes. « Je paie près de 20 000 euros de taxe foncière par an. Les commerçants, les salariés et les habitants de Gerland travaillent, investissent et paient leurs impôts. Nous sommes en droit d’attendre un minimum de tranquillité et de sécurité », pointe-t-il sur ses réseaux sociaux.
Pour autant, pas question « de faire la pleureuse ». Frédéric Guerra l’assure : cet « appel au secours » n’est pas lié à un problème d’activité. « Mon chiffre d’affaires a augmenté. J’ai même dépassé mon prévisionnel de 22%. Mais là, il y a un ras-le-bol. Il y a des bagarres toutes les nuits. Des tirs », nous expose-t-il par téléphone.
Avant de poursuivre : « Si je crie au secours aujourd’hui, c’est pour que des solutions soient enfin trouvées et qu’un maire prenne réellement soin de ses administrés ». Le message est passé bien que l’alerte ne soit pas nouvelle dans le quartier. Pourtant, à en croire Grégory Doucet, la situation est… « très préoccupante ». Le maire promet même « d’intensifier les efforts ». Promesse faite, Gerland reste désormais suspendu à sa concrétisation.

















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