Lyon. Dans l’espoir de jours meilleurs pour l’immobilier neuf dans la Métropole

30 avril, 2026 | Actualités économiques | 0 commentaires

Texte : Franck Bensaïd – Même si la Fédération des promoteurs immobiliers de la région lyonnaise ose s’accrocher à des lendemains meilleurs, post élections municipales, le marché de l’immobilier neuf est bel et bien au fonds du trou.

De l’optimisme de façade, c’est la posture adoptée par Bérengère Bouvier, la nouvelle présidente de la FPI Région lyonnaise, pour lancer sa mandature à la tête de la Fédération des promoteurs immobiliers, dont les membres accusent le coup mois après mois, sans pouvoir riposter et avec une visibilité quasiment inexistante. Des professionnels qui attendent que la machine du logement neuf soit relancée maintenant que les élections municipales sont consommées, que les maires de la Métropole redeviendront enfin des bâtisseurs, que les 21 communes de la Métropole qui n’ont aucun logement neuf programmé à ce jour se relanceront dans la production de logements.

Les investisseurs ont déserté la Métropole en 2025

Une production de logements dont les volumes se sont littéralement écroulés en passant sous la barre des 3000 logements en 2025, soit 1500 de moins que la moyenne observée sur la période 2010-2019. Une chute vertigineuse qui s’accompagne d’un autre signal alarmant : les réservations, se sont limitées à 1 559 unités, dont seulement 11 % réalisées par des investisseurs privés.

Ces derniers ont déserté un territoire pourtant frappé de plein fouet par la pénurie locative, au point d’entamer son attractivité économique. Selon la FPI, un recrutement sur cinq échouerait faute de logement l’on compterait une seule offre de logement étudiant pour 100 candidats. En 2025, le marché n’a tenu que grâce aux dispositifs aidés : TVA réduite (38 % des réservations) et Bail réel solidaire (14 %).

La durée d’écoulement des logements neufs est de 24,9 mois

Sans ces mécanismes subventionnés, la demande se serait encore davantage contractée. Même les ventes en bloc, traditionnellement un amortisseur pour la production, se sont effondrées : 473 logements seulement vendus aux bailleurs sociaux, signe que la construction de logements sociaux « est quasiment à l’arrêt », souligne Bérengère Bouvier. Dans ce contexte, rien d’étonnant à ce que la durée d’écoulement se soit emballée : 24,9 mois. Un marché où l’offre se raréfie, où la demande s’étiole, et où les prix — 5 548 €/m² hors parking dans la Métropole— ne peuvent techniquement pas baisser.

Pour sortir de la crise profonde et relancer la dynamique, la profession mise sur un retour de confiance des ménages et sur une mobilisation rapide des élus. Outre le PTZ (Prêt à taux zéro), la TVA réduite, l’exonération temporaire de droits de donation ou encore le BRS (Bail réel solidaire), les promoteurs immobiliers fondent aujourd’hui quelques espoirs sur le futur statut du bailleur privé – Dispositif Jeanbrun qui ne semble-il pas présenter les atouts nécessaires pour susciter l’engouement chez les investisseurs immobilier et redonner du baume au cœur à toute la filière immobilière.

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