Texte : Fanny Suteau – Du 14 au 16 avril 2026, Alzheimer’s Disease International (ADI) organise sa 37e conférence internationale au Centre des Congrès de Lyon, coorganisée par l’Union France Alzheimer et l’association départementale France Alzheimer Rhône. Des participants venus de 90 pays sont attendus pour faire avancer la recherche et l’accompagnement autour d’une maladie qui touche des millions de familles.
Pendant trois jours, Lyon ne sera plus seulement la capitale de la gastronomie. Elle deviendra celle de l’espoir. Dans les allées du Centre des Congrès, chercheurs, médecins, responsables politiques et associations vont se croiser, échanger, confronter leurs réalités. Un rendez-vous rare, à l’échelle mondiale, dans une ville qui s’impose, le temps d’un congrès, au cœur d’un combat universel.
Une mobilisation mondiale
« Pendant trois jours, Lyon sera la capitale mondiale d’Alzheimer », annonce Gérard Herrbach, président de France Alzheimer Rhône, administrateur national et coordinateur du congrès. Initialement prévu à Paris, l’événement a finalement été confié à Lyon, jugée plus accessible et mieux adaptée pour accueillir les délégations internationales. Et elles seront nombreuses : près de 1 500 participants venus de 90 pays.

Gérard Herrbach, président de France Alzheimer Rhône, administrateur national et coordinateur du congrès et Joël Jaouen, président de l’Union nationale France Alzheimer.
Des chercheurs, des médecins, des représentants d’associations, mais aussi des figures politiques et institutionnelles de premier plan. Parmi elles, la reine Sofia d’Espagne et la princesse Muna de Jordanie, ambassadrices d’Alzheimer’s Disease International, sont attendues, aux côtés de plusieurs ministres de la Santé étrangers et de personnalités françaises.
Des avancées attendues, sans promesses irréalistes
Au cœur de ce congrès, une question : comment avancer face à une maladie qui, aujourd’hui encore, ne se guérit pas ? « C’est une maladie qui ne se soigne pas. Mais on commence à avoir des médicaments qui peuvent ralentir son évolution », explique Gérard Herrbach. Pendant trois jours, les échanges porteront notamment sur les traitements émergents et les pistes de recherche.
« Il y aura des annonces. J’espère des bonnes nouvelles », glisse-t-il, sans s’avancer davantage. « Mais il ne faut pas se faire d’illusions : on ne va pas annoncer demain qu’on guérit Alzheimer ». Même prudence du côté de Joël Jaouen, président de l’Union nationale France Alzheimer. « Il est urgent d’en faire une priorité politique, en France comme dans le monde », souligne ce dernier.
Les aidants au cœur du combat
Derrière les chiffres, il y a des vies. Et surtout, des proches. « Nous, on est là pour aider les aidants », rappelle Gérard Herrbach. « Ce sont eux qui vivent la maladie au quotidien. Et c’est souvent extrêmement lourd ». En France, plus d’un million de personnes sont touchées, dont 20 000 dans le Rhône. Des chiffres qui ne cessent d’augmenter, dans un contexte de vieillissement de la population.
Sur place, 120 bénévoles seront mobilisés pour accueillir les délégations, orienter, traduire, accompagner. Une logistique discrète mais essentielle, à l’image de ces aidants que le congrès entend aussi mettre en lumière. « Mon espoir, c’est qu’un jour, il y ait un traitement », conclut Gérard Herrbach.


















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