Essai Ferrari Purosangue. Lyon People prend les rênes du pur-sang italien

18 mars, 2026 | Actualités Sportives | 0 commentaires

Texte : Morgan Couturier – Tout premier quatre portes de la marque au cheval cabré, le Purosangue a beau surprendre par ses dimensions et sa carrure, la belle transalpine cache toute de même sous le capot un V12 atmosphérique et 725 chevaux prêts à la faire passer pour une véritable sportive. Bluffante de facilité en matière de prise en main, l’Italienne invite à arpenter les routes et à avaler les kilomètres. Une chance que Ferrari Gauduel Sport nous a accordée.

C’est la promesse du lieu, de cet océan de verdure qu’est le Château de Pizay. Il nous invite à savourer l’instant. À plus forte raison, lorsque sa grande allée chevaleresque est prête à s’ouvrir comme dans des temps anciens, à quelque 725 canassons, escortés comme il se doit par la mélodie enchanteresse du V12 atmosphérique d’une Ferrari. Son nom de code : Purosangue.

Dès lors, qu’importe si celle-ci a délaissé sa teinte iconique couleur sang, sa robe couleur « verde british racing » se mêle idéalement au décor. Pour autant, la belle ne saurait passer inaperçue. À plus forte raison sur cette même piste en terre, véritable appel à la vitesse. L’Italienne est faite pour s’échapper et partir à la conquête de nouvelles contrées. Mais elle reste une Ferrari. En somme, un bolide où chaque pression sur l’accélérateur est une invitation à l’accélération.

« Le meilleur SUV du marché en termes de tenue de route »

Là est toute la nuance de ce « premier modèle à quatre portes et quatre places » vanté par la mythique firme transalpine. Se fier à sa taille, à sa hauteur et à ses portes antagonistes serait alors oublier l’essence même de la Purosangue : concilier performances, plaisir de conduire et confort. Le tout, en avalant le 0 à 100 km/h en 3,3 secondes avec une telle facilité, que la voiture semble encore en réclamer. Car cette voiture aime la liberté et la vitesse. Y compris sur ces routes de campagne où la Ferrari démontre tout le bien-fondé de son équilibre.

Le moteur est à l’avant mais le poids est réparti à 51% à l’arrière. Alors forcément, avec un tel équilibre, la Purosangue ouvre la voie à une seule idée : foncer. Partir. Loin tant qu’à faire, histoire de profiter. « C’est le meilleur SUV du marché en termes de tenue de route », nous avait-on prévenus.

Alors on se rue sur ce volant et son sélecteur qui nous encouragent à assouplir ou raffermir les suspensions selon les besoins. On finit aussi par se laisser tenter par la puissance de ce carrosse dans sa version sport, bien que la marque ait déjà l’idée de délivrer à bas régime, près de 80% de la puissance du moteur.

On ne devient pas pilote Ferrari en une matinée

Et tant pis si dans notre cas, l’essai ne dure qu’une matinée, on veut rouler. On veut admirer la finition de cette voiture et apprécier encore et encore la beauté de son intérieur alcantara. Là réside peut-être le défaut de ses qualités. La Purosangue est impressionnante d’aisance au volant, mais elle nécessite un peu de temps pour la prendre en main. Sur ces quelques choses simples qui peuvent devenir compliquées. Des détails certes, mais un brin déconcertants.

Le Purosangue est un compagnon de route idéal pour une virée shopping.

Car quitte à avaler les kilomètres, on veut initier simplement l’Apple CarPlay (ou son pendant pour les autres smartphones). Hélas, la manœuvre est complexe et pas très intuitive. Même souci à l’heure de chercher quelques boutons standards tels que le déverrouillage des portes.

Une affaire de prise en main, dans laquelle pourrait se greffer la maîtrise des clignotants. L’exercice est déstabilisant. Point de molettes à tirer vers le haut ou vers le bas, l’action se fait au gré de boutons directement intégrés au volant. Un exercice de gymnastique dans certaines situations.

Mais soit ! On pardonne tout à Ferrari et à sa sonorité unique. Seul hic et de poids : son prix. 625 000€ malus compris pour notre modèle essayé. Une belle villa ou une charmante italienne, le choix est donné à ceux qui peuvent se le payer. Rouler en Ferrari est un privilège, une expérience à part. Croyez-nous, la rendre est un véritable crève-cœur.

<a href="https://www.lyonpeople.com/author/morgan" target="_self">Morgan Couturier</a>

Morgan Couturier

Le journaliste de Lyon People, c’est bien lui ! En quête de scoops, toute info est la bienvenue !

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