Texte : Matthias Arguel – 14 points séparent désormais Jean-Michel Aulas de l’(éphé)maire sortant Grégory Doucet. Une distance significative mais qui s’amenuise pour l’ancien président de l’Olympique lyonnais, porté à 44% d’intentions de vote au premier tour selon un sondage auprès d’un échantillon de 603 inscrits.
Doucet peine, Doucet doute mais Doucet se noiera-t-il ? Lorsqu’il affirmait qu’un seul mandat ne suffisait pas pour mener à bien sa politique, il avait raison, un deuxième mandat pourrait porter le coup d’épée final au cadre de vie des Lyonnais et à la prospérité de la ville.
Un rejet généralisé de la politique écolo
Le nouveau sondage Ipsos-BVA – CESI* publié par Le Progrès en dit long. Les habitants de nombreuses villes conquises par la grande vague verte de 2020 se plaignent aujourd’hui d’une dégradation de leur qualité de vie. À Lyon, 42% des sondés émettent un avis négatif, 32% se déclarent neutres et seulement 28% estiment que leur qualité de vie s’est améliorée.
Cependant, malgré ce constat, Jean-Michel Aulas enregistre une légère baisse, impacté par le « tout gratuit » qu’il a érigé ne dogme. Crédité de 47% début janvier selon le sondage de nos confrères de LyonMag, il passe aujourd’hui à 44%. Grégory Doucet, quant à lui, parvient à sortir un peu plus la tête de l’eau avec une hausse de 5 points, atteignant 30% des intentions de vote. Sa vidéo « calculette » a fait son effet…
Derrière, les outsiders perdent du terrain face aux deux ogres. Alexandre Dupalais, de l’alliance UDR-RN, passe de 10% en janvier à 8% sans que Francis Lalanne n’ait été testé. La candidate LFI Anaïs Belouassa-Cherifi, après une lente chute, stagne à 8%, tandis que le macroniste Georges Képénékian progresse laborieusement de 4 à 5%… avant de faire cause commune avec Nathalie Perrin-Gilbert ?
*Le sondage a été effectué par téléphone entre les 13 et 27 janvier 2026.



















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