Près de Lyon. Le groupe Bocuse va participer à la renaissance de Rillieux-la-Pape

1 février, 2026 | Actualités Lyon | 1 commentaire

Texte : Matthias Arguel – Pour mettre fin au faux suspense, ce 28 janvier au soir, Alexandre Vincendet (Horizon), maire de la ville de 31 479 habitants depuis 2014, a annoncé qu’il se représentait pour un troisième mandat. Et fait des annonces inédites.

Il était peu probable que le jeune maire de 41+1 ans raccroche les gants après douze années de rounds politiques intensifs… et des rêves (de grandeur) plein la tête. Pour son lancement de campagne à l’Espace 140, il était accompagné du candidat à la mairie de Lyon et ancien président de l’Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, ainsi que de son fidèle premier adjoint et ex-maire de la ville, Julien Smati à qui il a rendu un hommage appuyé.

En 2014, Julien Smati aide Alexandre Vincendet à arracher Rillieux à la gauche. Leur entente ne s’est pas distendue depuis.

En présence d’une large partie des maires et candidats de droite venus de l’ensemble de la métropole lyonnaise, Alexandre Vincendet a donc officialisé sa candidature à la mairie, mais aussi en tant que tête de liste du Plateau Nord pour les élections métropolitaines, bataille où il sera accompagné du maire de Sathonay-Camp Damien Monier et du maire de Caluire et Cuire Bastien Joint (ci-dessous avec JMA).

La cellule familiale, un essentiel

Une décision de poursuivre son œuvre portée par ses plus proches soutiens : sa famille. C’est avec un brin d’émotion qu’il partage une anecdote ayant contribué à son choix de rester en compétition. “Un soir, alors que je cuisinais avec mon fils — j’aime cuisiner à mes heures perdues —, il est venu me voir avec un tablier marqué Papa président. Il m’a dit : Si tu ne continues pas, tu ne seras jamais comme ça.”

La triple alliance du plateau Nord soudée autour de Jean-Michel Aulas

Cette aventure politique est aussi une aventure de vie : “ Rillieux-la-Pape représente un tiers de ma vie.” Mais le poids du cocon familial a compté lourd dans cette nouvelle candidature. L’élu évoque avec franchise la place centrale de la politique dans son quotidien : “ Quand j’étais jeune député, je votais des réformes (les retraites), et avant de prendre le train pour Paris, je déposais ma chère et tendre en manifestation (contre cette même réforme).”

Une politique simple : métamorphose et innovation

“Lors de mon premier mandat, nous avons posé les fondations ; au second, nous avons construit les murs. Aujourd’hui, je reviens pour faire la charpente et le toit.” L’élu se targue d’avoir métamorphosé la ville. Arrivé en 2014 à la tête d’une commune paupérisée par la gauche, alors dirigée par le maire socialiste Renaud Gauquelin, il affirme : “Mon prédécesseur et ses bras droits avaient fait du sectarisme, du paupérisme et du communautarisme.”

La nouvelle piscine est un succès

Après avoir engagé un vaste plan de rénovation urbaine visant à réorganiser le parc de logements, détruire ou rénover les immeubles vétustes des années 1960 et favoriser l’accession à la propriété, le maire sortant souhaite désormais lancer de nouveaux projets. L’objectif est clair : faire sortir la commune de son statut de ville-dortoir pour en faire un territoire attractif. En collaboration avec la ministre de la Culture, Rachida Dati, la ville ambitionne de devenir une capitale des arts urbains, à travers le développement de la danse urbaine, du street-art et de l’e-sport.

Un quartier d’affaires en plein développement avec le groupe Bocuse

De nombreux projets ont déjà vu le jour : la nouvelle piscine municipale victime de son succès, la médiathèque, citée par deux ministres de la Culture successifs comme l’une des plus belles de France ou encore le cinéma. D’autres ambitions sont en cours : de nouveaux équipements sportifs de grande capacité et l’émergence du quartier d’affaires Osterode, établi sur un ancien terrain militaire.

Un hôtel d’une centaine de chambres est attendu sur le site. Avec une brasserie Bocuse et un centre de formation porté par la Fondation Bocuse

Ce dernier, étendu sur 25 hectares dédiés aux entreprises (notamment Pro Urba, fabricant d’équipement et de mobilier urbain, mais aussi Axesspack, fournisseur d’équipement industriel), vise à renforcer l’attractivité économique de la commune. Attirer les entreprises est l’un des moteurs de ses mandats, et un nom mythique s’y intéresse fortement.

“Je ne peux pas dire le nom du porteur, mais regardez au Nord, au Sud, à l’Est et à l’Ouest” a-t-il déclaré, sourire en coin. Un clin d’œil qui confirme que le projet d’hôtel-brasserie Bocuse (annoncé en 2021) adossé à un centre de formation porté par Jérôme Bocuse et Paul-Maurice Morel est en bonne voie. Selon nos informations, la signature serait imminente.

Le retour du métro abandonné par les écologistes

Quid des mobilités ? Un projet structurant pour la ville et le Plateau Nord a une nouvelle fois été relancé lors de ce meeting : la nécessité d’un mode de transport lourd pour désenclaver le territoire et le rendre attractif. “Les écologistes se sont moqués de nous et ont enterré la prolongation du métro B.”

Une prolongation qui, selon les études, aurait été rentable, avec une fréquentation estimée à 80 000 voyageurs par jour. La coalition Sarselli-Aulas a promis de relancer ce projet de métro – qui passerait sous la montée des soldats – avec l’appui de Damien Monier maire de Sathonay-Camp et de Bastien Joint, maire de Caluire et Cuire.

Parmi l’assistance, des représentants du monde économique dont Michael Rolland et Valérie Santana (APE Conseil)

Le bilan sécuritaire, l’enjeu majeur de ses mandats

Sur le plan sécuritaire, Alexandre Vincendet avance un bilan qu’il qualifie de très positif, associé à une politique ferme. Les effectifs de la police municipale ont doublé, passant de 15 à 30 agents, avec pour objectif à court terme d’atteindre près de 40 policiers. Rillieux-la-Pape figure ainsi parmi les communes disposant du plus fort ratio policiers/habitants.

La ville a également fortement développé la vidéoprotection, passant de 9 caméras avant 2014 à près de 170 aujourd’hui, et porte le projet de création d’un hôtel des polices. Selon l’élu, cette politique sécuritaire porte ses fruits : la ville serait devenue la troisième commune la plus sûre de la métropole et affiche le meilleur taux d’élucidation des affaires judiciaires, avec 41%.

L’opposition écologiste LFI se radicalise

Bien que réélu dès le premier tour en 2020 avec plus de 60% des voix, Alexandre Vincendet estime que la campagne à venir s’annonce rude. “Depuis 2020, l’opposition municipale s’est radicalisée.” Il accuse notamment certains candidats de La France insoumise de défendre les dealers de drogue, de soutenir le désarmement de la police municipale et de qualifier cette dernière de milice.

“À Rillieux-la-Pape, il n’y a pas de place pour la division.”  Il affirme enfin que, suite à sa politique sécuritaire, des menaces de mort ont été proférées à l’encontre de son fils :« L’opposition aide l’individu qui a émis des menaces de décapitation à l’encontre de mon garçon » a -t-il dénoncé à la tribune. Chauffée par l’animateur Christian d’Aubarède, l’assistance lui a prodigué son soutien et ses encouragements par un tonnerre d’applaudissements.

<a href="https://www.lyonpeople.com/author/marco" target="_self">Marco Polisson</a>

Marco Polisson

Rédacteur en chef
Co-fondateur du magazine.
En charge de la rédaction et responsable des partenariats.
Délégué à la protection des données RGPD

1 Commentaire

  1. Durail

    ils vont faire du bocuse halal…….
    les symboles vont pas sauver la France…

    Réponse

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