Par Paul Bourret

Au terme d’un match appliqué, le Français s’est défait du jeune Félix Auger-Aliassime en deux sets (6-4,6-3), devenant au passage, le deuxième tricolore à remporter le tournoi lyonnais, après Jo-Wilfried Tsonga en 2017.

Il faut croire que la conquête du trône ne se pratique plus comme dans les livres d’histoire, les armes à la main et à la sueur du front. Non le troisième opus de l’Open Parc a préféré suivre les scénarios américains d’une série bien connue des réseaux sociaux, pour offrir le trône au plus méritant, un certain Benoit Paire. Non pas que celui-ci n’est pas combattu, bien au contraire, tant sa partition fut récitée sans fausse note, entre amortis osés et services puissants, pour boucler une semaine… royale.

La déception vient plutôt que cette bataille finale n’a eu l’odeur du souffre tant attendue, la faute à des adducteurs endoloris du côté Félix Auger-Aliassime. Incapable de tenir la distance, le jeune canadien a dû se rendre à l’évidence, cette finale ne serait pas sienne. « J’ai à peine pu finir le match. La douleur a augmenté, j’ai pensé à arrêter, mais c’est compliqué en finale. Benoit a fait un très bon match sans faire de fautes. Je suis quand même content de cette semaine et de ce beau parcours », a-t-il expliqué après coup, en dépit d’une défaite sévère (6-4, 6-3, en 1h20).

« Je situe ce titre à la première place parmi mes trophées »

Cela n’enlève rien au jeu flamboyant du Français, lequel a su monter en puissance au fil de la semaine, pour soulever le troisième trophée de sa carrière après Bastad (Suède) en 2015, et Marrakech en 2019. « Je situe ce titre à la première place parmi tous les trophées que j’ai pu remporter. C’est quelque chose de fort, car c’est en France, devant mes parents en plus donc je ne peux qu’être heureux », s’est-il extasié, après avoir longuement profité du bain de foule qui l’attendait à la sortie du court.

Une belle conclusion pour cet Open Parc 2019, dont l’ambiance n’aura pas toujours atteint les standards du passé. Mais qu’importe, alors que le tournoi est une nouvelle fois passé entre les gouttes (à quelques exceptions près), celui-ci tient à nouveau un beau vainqueur, français de surcroît. Après Tsonga en 2017, voilà une belle habitude à entretenir, avec, si possible, une belle confirmation à Roland. Mais pour ce trône, il s’agit là, d’une tout autre histoire…

Samedi 25 avril 2019