Par Morgan Couturier

Véritable réussite l’an passé, avec en prime, la victoire de son ambassadeur Jo-Wilfried Tsonga, l’Open Parc revient du 19 au 26 mai 2018 conforté par quelques certitudes. Et certaines nouveautés.

On prend les mêmes et on recommence ? Pas vraiment ! Jo-Wilfried Tsonga sait bien trop l’importance du travail pour se reposer sur ses lauriers. En qualité d’entraineur du récent lauréat de la Coupe Davis, Thierry Ascione n’a pu qu’appliquer pareille philosophie. Après le pari « un peu fou » mais réussi de l’an dernier, le directeur du tournoi « ne pouvait pas se contenter de quelque chose de moyen ».

La précipitation du premier exercice laisse donc place à plus de réflexion, motivée par la volonté d’instituer un tournoi ATP 250 de qualité. « Aujourd’hui, on est dans du concret, confirme Gaëtan Muller. L’adhésion se fait plus facilement. Mais il faut garder le cap, car on nous attend au tournant ». Preuve en est, si la verdure du Parc de la Tête d’or a assurément participé au succès de la première édition, l’Open Parc mérite de logiques ajustements. En premier lieu duquel, une refonte de son village VIP.

La capacité d’accueil du central augmentée de 500 places

Sans cesse comparé à son défunt ainé du GPTL, ce dernier sera « reconfiguré, avec du dedans et du dehors », concède Gaëtan Muller. Avant d’ajouter : « on a eu un peu chaud ». Reste à juger de l’animation, décriée par les principaux locataires. Quoiqu’il en soit, avant que les détracteurs ne montent au filet pour reprendre de volée les moindres défauts d’organisation, l’Open Parc va accueillir au vélodrome deux nouvelles pointures du tennis mondial (en plus de Tsonga, ndlr).

S’il est « encore trop tôt » pour séduire les Nadal, Federer et autres Murray, « on s’en rapproche », se félicite Thierry Ascione. Après Raonic et Kyrgios, le directeur du tournoi revient avec de belles pointures dans ses filets. « Valeur sûre de la terre battue », et demi-finaliste des deux dernières éditions de Roland Garros, le numéro 5 mondial, Dominic Thiem s’inscrit déjà comme un rude concurrent. De même que son confrère américain, Jack Sock, vainqueur du dernier Masters de Paris Bercy. Le mois de mai n’est encore qu’une lointaine pensée. Mais les travées rehaussées de 500 places frémissent déjà.