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La Ville de Lyon a présenté l’édition 2015 de la charte pour la qualité de la vie nocturne à Lyon.  Autour de ses partenaires, professionnels et institutionnels, Lyon veut s’imposer comme une destination d’excellence en termes de vie nocturne.

« Un élément important de l’économie de la Ville », confirme l’adjoint à la sécurité Jean-Yves Sécheresse. Aux côtés du vice-président de l’UMIH Pierre Chambon, la présentation de l’édition 2015 de la « Charte pour la qualité de la vie nocturne » a également mobilisée les adjointes au tourisme et au commerce, Sandrine Frih et Fouziya Bouzerda, le 26 mars dernier à l’Hôtel de Ville. « Trois adjoints, c’est une première et c’est un bon signal » , se réjouit le cogérant de l’àKGB Thierry Laon. Un changement de braquet pour la vie nocturne à Lyon ? Encadrer, réguler, gérer les comportements autour des problématiques de tranquillité et de santé publiques, mais également renforcer la visibilité de la nuit lyonnaise, mieux la vendre.

L’ambition passe par un développement des outils à destination des consommateurs, locaux ou touristes. Les pistes ? Des chèques-taxis et une station plus proche des Docks à Confluence, une application smartphone et un « City night break » (nocturne commerçante ouverte à d’autres professions) sont en gestation. Pour fédérer les professionnels – « 3.000 à Lyon selon notre décompte interne » , précise Pierre Chambon – autour de la carte, les acteurs veulent de faire de Lyon « une destination d’excellence » pour la vie nocturne. Des groupes de travail se mettent en place et les premières mesures devraient être annoncées en juin. Affiché par 120 professionnels cette année, le logo, une chouette sur fond jaune, figurera, par exemple, au kit de l’Euro 2016

L’insoluble question de l’amplitude horaire des métros reste en suspend. « Dès la fermeture du métro, les équipes de Kéolis font l’entretien des matériels avant leur remise en circulation le lendemain. Il y a une difficulté objective autour de ces trois heures », tente d’expliquer Sécheresse. « Le problème, ce n’est pas le créneau après 1h, c’est le créneau de 4h à 5h où il n’y a pas de  transports en commun et où la plupart des établissements ferment. Pourquoi ne pas autoriser les établissements ‘chartés’  à fermer à 5h ? », glisse habilement Pierre Chambon. Autant de perspectives qui passent par le comité pilotage partenarial de la vie nocturne, auquel siègent les représentants de la profession.

« L’important, c’est de travailler en partenariat », continue l’adjointe au commerce  Fouziya Bouzerda.  « Pas uniquement sur le prisme punitif, ajoute Sécheresse. Nous pouvons même parler de maturité de la charte de la vie nocturne. » Et l’adjoint à la sécurité de promettre que les contrevenants à la charte seront mis « hors jeu. »