Par Morgan Couturier

Promue candidate pour les élections législatives dans la 1ère circonscription de Lyon, Anne Lorne a inauguré fin janvier, sa permanence, implantée sur le cours Charlemagne en plein cœur de Confluence.

Briguer la 1ère circonscription de Lyon n’est pas une mince affaire. Consciente de l’étendue de ce territoire, Anne Lorne se donne les moyens de ses ambitions, et ce à cinq mois des élections législatives. En témoigne l’inauguration d’une permanence, implantée au 74 cours Charlemagne. Ce « petit local de campagne » traduit les velléités de la candidate étiquetée Les Républicains, pleinement tournée vers son opération séduction. « C’est tôt, mais il faut montrer une dynamique », justifie l’intéressée, ravie de compter dans ses rangs, des sympathisants de tout bord,  à commencer par le docteur Carré, ancien élu du 8e arrondissement. Au même titre que d’anciens soutiens de son adversaire Michel Havard, qu’elle a surpassé en juin dernier, dans l’esprit de son parti, qui il est vrai, avait manifesté une préférence pour la gent féminine.

Si le porte à porte n’est encore qu’à ses premiers balbutiements, cette « enfant du 5e » entend « rassembler les gens qui n’en peuvent plus de la gauche », en s’appuyant sur un management qu’elle souhaite « inclusif ». « Je voulais un lieu central, d’échanges, explique-t-elle. Il faut un lieu pour travailler, un lieu de vie pour tous ceux qui veulent participer ». La conseillère régionale ne dérogera pas de ce principe. Son salut passe par le rassemblement, un point soulevé en de nombreuses occasions. Une manière à peine voilée de répondre aux détracteurs, particulièrement virulents sur sa capacité à réussir un tel exercice. « Je veux travailler avec vous et pour vous, pour ce que vous voulez incarner », martèle pourtant cette lieutenante de François Fillon. Et la candidate est claire, ce n’est pas les récentes accusations portées contre l’ancien Premier ministre qui freineront sa campagne. « Je refuse la politique des petites phrases. Quoiqu’il arrive, il faudra des députés. J’ai un projet, je le présente. J’ai une mission qui m’a été confiée, je dois répondre aux attentes des Lyonnais ».

D’un naturel optimiste, Anne Lorne part donc confiante. La façade de sa permanence de s’y trompe pas. « Votre futur députée », c’est elle. Reste tout de même à se défaire des candidatures de Thierry Braillard, Djida Tazdaït, Julien Giraudo et Thomas Rudigoz