Par Stanislas Touchot

 

Lyon s’est qualifié samedi pour les 16e de finale de la Coupe de France en allant s’imposer 1-0 à Caen grâce à un but de Diakhaté après un match équilibré et parfois tendu où les joueurs de Claude Puel sont néanmoins apparus en manque de rythme.

 

Les Lyonnais ont mis dans ce match officiel de reprise un peu plus d’envie que lors de l’insipide match amical de mercredi contre le Kawkab Marrakech au Maroc (0-0) et cela a suffi pour poursuivre en 2011 la série de matches sans défaite lancée fin 2010 (sept désormais, toutes compétitions confondues) et prendre une revanche sur le 3-2 infligé par les Normands au mois d’août à D’Ornano. Cette rencontre de Coupe a également vu le retour à la compétition de Jérémy Toulalan qui, en dehors d’une mi-temps mercredi au Maroc, n’avait plus joué depuis le 28 novembre à cause d’une blessure à la cuisse. Pour Gourcuff, il faudra attendre encore. Diminué par une gastro-entérite au Maroc, le meneur de jeu lyonnais n’était pas sur la feuille de match. Lui n’a plus joué depuis le 24 novembre. Capitaine en l’absence de Cris, Toulalan n’a pas pris beaucoup de risques, preuve que la confiance disparue en Afrique du Sud n’est pas revenue au seul motif du changement d’année. Mais il a au moins raté moins de choses que ses coéquipiers, pas très inspirés pour cette reprise.

 

Plutôt dominateurs dans le jeu, les Lyonnais se créaient peu d’occasions au cours d’une première période animée où les meilleures opportunités sont revenues à Nivet d’une frappe enroulée repoussée par la transversale de Lloris, immobile (12), et Mollo dont le coup-franc frôlait le montant gauche du gardien des Bleus. Côté lyonnais, rien ou presque, au point que le plus gros danger sur le but normand est venu de… Réveillère, d’une tête malhabile seul au point de penalty (22). Les entrées à l’heure de jeu de Pied et Bastos à la place d’un Gomis manquant de tranchant et d’un Lisandro des mauvais jours (râleur et inefficace) ont offert un peu plus de profondeur au jeu lyonnais, mais c’est un défenseur, Diakhaté, qui marquait le but de la qualification. A la 74e minute, le Sénégalais reprenait d’une talonnade une frappe de Bastos et trompait Thébaux, entré en remplacement de Perquis, blessé. La défense de l’OL a de son côté plutôt rassuré en l’absence de Cris, même si El-Arabi a régulièrement enquiquiné Diakhaté. Par ses hésitations, sa façon de souvent choisir la plus compliquée des solutions, sa nervosité aussi (plusieurs joueurs ont quitté la pelouse furieux contre l’arbitrage de M. Thual), l’équipe de Franck Dumas a quant à elle montré qu’elle était encore convalescente en dépit des quatre points pris en championnat lors des deux derniers matches avant la trêve. Mais sa bonne organisation défensive et les qualités de joueurs comme Seube, Hamouma, Mollo ou El-Arabi lui donnent de bonnes raisons de croire au maintien, son évidente priorité.