Par Morgan Couturier

Menés après seulement quinze minutes de jeu, les Lyonnais ont subi la loi des Barcelonais (5-1), en dépit d’une bonne entame de deuxième mi-temps. Pour Lyon, l’aventure européenne 2019 s’arrête dès les 8emes de finale.

Qu’il est complexe de gagner sur cette pelouse ! Alors à l’heure de repenser à cette tragique rencontre où le score affiche une « manita », Lyon pourra toujours se dire que son homologue parisien avait subi pire déconvenue (la remontada) il y a deux ans. Oui, mais voilà, le scénario laisse des regrets, ressassés sitôt l’hôtel Fairmont Juan Carlos rejoint. Cette nostalgie, les Lyonnais la cibleront sûrement en la personne de ce diable de Luis Suarez, dont la malice a su piéger Denayer (et l’arbitre) offrant un penalty à Léo Messi (1-0, 15e).

Ce même Suarez était d’ailleurs à l’origine du but du break, avec un service délicieux pour Coutinho (2-0, 31e). La sortie sur KO d’Anthony Lopes (ci-dessus avec le fleuriste Franck Hernandez avant le match) n’arrangeait en rien les affaires des Lyonnais, et pourtant, ce même onze, inoffensif lors du premier acte, se montrait bien plus redoutable et dangereux lors du second. Le pressing plus ordonné, les hommes de Bruno Génésio prenaient le jeu à leur compte, et étaient rapidement récompensés sur une reprise de Tousart sur corner (2-1, 58e). Hélas, la magie du sport n’opéra que quelques instants, le temps pour le génie argentin de remettre la main sur le gouvernail barcelonais et de les conduire vers les quarts de finale.

D’abord tout seul, après avoir préalablement humilié Marcelo et Denayer (3-1, 78) puis de manière collective, par deux fois, avec une passe toute en vista pour Piqué (4-1, 81e) puis un service parfait pour le Français Ousmane Dembélé (5-1, 86e). L’OL ne s’en remettrait pas. Malgré une belle résistance, la marche était trop haute. Place donc au championnat et à la Coupe de France, avec la nécessité d’asseoir sa position sur le podium, une condition sine qua non pour continuer à fréquenter le gotha européen… du football.

Dans les tribunes, ils étaient près de 400 VIP lyonnais à avoir rejoint la Catalogne. À commencer par un trio de chefs, les cas « socios » Frédéric Berthod, Philippe Bernachon et Christophe Marguin (en voiture !), suivis de près par leurs confrères Marco Chopin et Vincent Leroux. Non loin d’eux, Isabelle Diaz, Fabrice Woodey, Anne Revillon, Pierre Teboul, Eric Chetail, le porschiste Jean-Rodolphe Guigonnet, le promoteur Gilbert Giorgi, l’horloger Jean-Louis Maier, accompagné de Patrice Pedrini, le journaliste Patrick Chaine, le patron de MDA Michel Viera et sa compagne Emilie, le voyagiste Laurent Abitbol, de même que Laurence Fautra, la maire de Décines.

Las, leurs encouragements n’ont pas suffi.