« No parking, no business » – Photos © Marco

Par Marc Polisson

Une demi-heure pour accéder au parking du Marché aux Puces… et se faire racketter d’une pièce de 2 euros. Même les plus fidèles des fidèles expriment leur ras-le-bol. Ça les démangeait depuis longtemps…

Puces 2

« Je veux bien verser mon obole, du moment que le service est assuré ! » gronde un people lyonnais qu’on peut croiser quasiment toutes les semaines sur le site de 8 hectares dès les beaux jours venus. Chaque dimanche, depuis 1995, 400 exposants déballent pour le plus grand plaisir de 10 000 visiteurs. Encore faut-il qu’ils puissent se garer. Dimanche dernier, nous avons pu constater que nombre d’entre eux – surtout des familles – faisaient demi-tour, faute de pouvoir le faire.

Puces 3

A la décharge des gestionnaires privés, il faut dire que la Ville de Villeurbanne – qui n’a jamais rien compris aux histoires de tourisme et de patrimoine – a tout fait pour leur compliquer la tâche. Le choix d’installer durablement les gens du voyage et leurs caravanes à l’emplacement de l’ancienne école jouxtant les Puces a fait l’effet d’un ultime coup de poignard. Du coup, la seule extension possible se situe sur l’emplacement de la cimenterie voisine. Qui a également les pieds coulés dans le béton.

Puces 4

Les problèmes d’accessibilité et de stationnement seront donc au cœur des problématiques urgentes qu’auront à gérer les futurs propriétaires du site. L’équipe en place, animée par Jean Gaboriaux et Denise David, qui a été à l’origine du déménagement des Puces de Vaise à Villeurbanne, va céder sa place à un nouveau team emmené par Jacques Chalvin (Double Mixte).  Leur société COP a réalisé un chiffre d’affaires de 991 500 euros, avec un résultat bénéficiaire chaque année. Une jolie pépite à développer.