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Par Marc Polisson

Laurent Bouvier tourne définitivement la page du Puy d’Or. Son restaurant avait été la proie des flammes dans la nuit du 24 août 2011. Il va connaître une nouvelle vie.

Scène de désolation à Limonest, route du Puy d’Or, à quelques jours de la rentrée de septembre 2011. De l’ancien relais de poste transformé en restaurant par Marie Bouvier en 1936, il ne reste que quatre murs. Les sapeurs-pompiers ont lutté pendant deux heures pour venir à bout de l’incendie qui a ravagé un étage et la toiture. Les clients présents ont pu sortir indemnes de l’établissement et l’on n’a déploré aucun blessé. Formé par Pierre Orsi, Laurent Bouvier, 3ème génération à officier dans les lieux avait récemment rénové la salle et les cuisines. Les pompiers ont penché vers la thèse de l’incendie criminelle car c’est la troisième fois depuis le début du mois d’août que l’on mettait le feu au restaurant. L’enquête de la gendarmerie et de la police scientifique s’est concentrée sur l’entourage professionnel et personnel du cuisinier, réputé pour sa gentillesse. Sans résultat.

Ecœuré, Laurent Bouvier, aujourd’hui associé à Géraldine Carret dans l’ Eleixir  a rapidement décidé de tourner la page. Et très vite, plusieurs repreneurs se sont manifesté pour prendre sa succession. Parmi eux, Alain et Pierre-Guy Cellerier. Dès l’automne, des discussions s’engagent entre le futur président des Toques Blanches Lyonnaises et le roi des Halles. Qui est devenu en quelques années le plus gros franchisé Paul de la région lyonnaise. A ce jour, Cellerier père et fils possèdent les magasins Paul de la rue de Brest, du Point du Jour, d’Auchan Dardilly et s’apprêtent à en ouvrir deux autres à la Confluence et rue de la République. C’est ce concept de restauration rapide haut de gamme qu’ils souhaitent dupliquer en lieu et place de l’ancien restaurant qui devrait conserver son enseigne. Mais avant de servir les premiers repas, il y a du pain sur la planche.

Acquéreurs du fond et des murs, ils doivent remettre en état la bâtisse. En commençant  par la toiture. Viendront ensuite les étages et la boutique. A cela s’ajoute l’installation d’un terminal de cuisson, l’aménagement du parking… ça va chiffrer ! Un pari risqué ? Non, car il y a un énorme potentiel en termes de passage. Paul va s’adosser à la nouvelle zone d’activités de 50 000 m2 en cours de construction ainsi que sur Techlid où travaillent plusieurs milliers de consommateurs potentiels. Qui pourront pousser la porte de la boutique début 2013.