Photo © Fabrice Schiff

Par Benjamin Solly

Conseiller technique aux différents adjoints à l’urbanisme de la Ville de Lyon depuis 1985, Michel Idé a contribué par son action à modifier durablement l’approche urbaine dans la capitale des Gaules. Jeune retraité, il n’entend pourtant pas céder aux sirènes de l’oisiveté.

Il est encore de toutes les inaugurations. L’immeuble Milky Way cours Suchet à la Confluence, l’Equinoxe à la Part-Dieu… Michel a le virus. Il l’a attrapé lors de ses études à l’IEP de Lyon jusqu’à son DESS de droit public. Son premier passage professionnel à la DDE de l’Isère, avant de rejoindre la Ville de Lyon, n’a rien arrangé.

« Dans la construction et l’urbanisme, il faut être patient. La création d’un quartier, c’est 20 ans minimum. » Une patience que n’ont pas éprouvé les quatre maires qu’a connu Michel (Francisque et Gérard Collomb, Michel Noir, Raymond Barre). Et presque autant d’adjoints à l’urbanisme.

Du premier d’entre eux, Jacques Moulinier, Idé assure qu’il lui a « appris à connaître Lyon. » Avec Henri Chabert vient le temps de la mise en lumière de la ville, et du réaménagement des espaces publics. « Sa compétence était grande et reconnue », se souvient Michel. Mais c’est avec Gilles Buna qu’il garde ses meilleurs souvenirs. « Nous sommes liés par une profonde connivence, un grand respect et une belle amitié », confie-t-il ému. Il a d’ailleurs choisi avec Buna sa remplaçante au poste, Anne Canova.

Michel ide 1

Des grandes réalisations urbaines dont Michel Idé a été la cheville ouvrière, le principal intéressé en retient deux. « Sans aucun doute la Cité Internationale et la Confluence. La Cité Internationale car elle a couru sur quatre mandats, de Collomb (Francisque) à Collomb (Gérard). La Confluence car c’est un projet gigantesque à l’échelle d’une ville et unique. »

Côté architecture, Michel ne dit pas amen à tout. En particulier avec le musée des Confluences qui, s’il n’est pas une réalisation de la Ville de Lyon mais du Conseil général, va modifier durablement le paysage lyonnais. « Je trouve que l’architecture du bâtiment est esthétiquement très discutable. Il bouche en plus  l’arrivée sur Lyon. Ce côté monolithique manque de cohérence avec le paysage qui s’ouvre derrière, entre Fourvière, la presqu’île et les collines lyonnaises. » Il nomme même cet ensemble muséal « Goldorak. »

Alors rangé des voitures Michel ? « Pas vraiment, je suis associé avec mon fils Rémi dans Idé Immobilier, qui s’occupe de développement foncier et de transactions immobilières sur Lyon et sa région. Je vais particulièrement m’occuper du conseil dans le montage des opérations. » Chassez le naturel…