atelier_rize11.2007 Paul Karachayas (à gauche) entouré de son épouse Lucie , Jean-Marc Requien, Henri Sarlin et Patricia Duclos chez l'ami Albert Constantin lors de l'inauguration des Ateliers de la Rize en novembre 2007.
Photo © Saby Maviel

 

Par Jean-Marc Requien

 

Il s'appelait Paul Karachayas. Mais tout le monde le connaissait sous le nom de Paulo ou encore – « les Stores Georges », c'était lui – Monsieur Georges, comme l'appelait Joséphine Giraud du fameux bouchon A ma vigne qu'il m'avait fait découvrir il y a longtemps. Longtemps.

 

C'est d'ailleurs dans ce resto que nous avons partagé notre dernier repas. Il y a quelques mois. Depuis un an, il se battait contre ce que l'on appelle pudiquement une longue maladie. Avec dignité. Avec courage. Avec aussi cette apparente insouciance parfois déconcertante qui ne le quitta jamais. Avec toujours le même goût pour la vie. Peu de gens avaient autant d'amis que lui. Ici et là. A Lyon comme à Mykonos. Dans toutes les générations. Dans tous les milieux. Paulo ! Qui ne connaissait Paulo ? Si Lyonpeople avait existé dans les années 70-90, il aurait sans doute figuré à toutes les pages. Il fut longtemps l'un des piliers du club des Cent. Il est mort le mercredi 10 décembre pendant le match OL-Bayern. Ce soir-là, le résultat du match ne suscitera pas grand intérêt chez ses amis qui avaient partagé sa passion pour le foot. Ainsi, c'est Bernard Lacombe qui, en plein match, alerta ceux qui malheureusement s'attendaient depuis longtemps à entendre la mauvaise nouvelle. La cigale qui adorait se chauffer les ailes au soleil, s'est envolée. Comment ne pas avoir mille pensées pour Lucie qui lui fut tellement précieuse quand la bise fût venue.