Chaque mois, un illustre représentant du monde sportif s’allonge sur le divan de l’infirmier Barth, ancien interné des hôpitaux de Lyon qui délaisse caméras et micros pour enfiler blouse blanche et stéthoscope. Le capitaine de l’Olympique Lyonnais se prête au jeu ce mois-ci chez Iceo.

Barth : Max, est-ce le début de saison le plus curieux de ta carrière ?
Max : Oui, un peu quand même… nous avons déjà perdu beaucoup de matchs. On n’a pas l’habitude à l’OL. J’ai déjà connu des moments difficiles, mais là on est dans le dur.

Ton rôle de capitaine est plus compliqué en ce moment ?
Ah ça c’est chiant (il rigole). Il faut faire encore plus le tampon entre toutes les identités du club, j’ai grandi et j’assume complètement. Pour dire vrai, ça me prend même moins d’énergie que par le passé, je crois qu’on appelle ça l’expérience.

Tu as déjà pensé à quitter l’OL ?
Franchement, j’ai eu une petite hésitation en 2014 quand Naples a frappé à la porte, je me suis posé la question. Aujourd’hui, je n’ai vraiment aucun regret, aucun.

Il te manque quoi dans ta vie ?
Franchement rien, je vis de ma passion. Ma famille se porte bien et je suis heureux mais il ne faut jamais oublier que mon métier est un métier très exigeant.

Quel est le joueur le plus merdier que tu connaisses ?
Clément Grenier, je dis ça avec beaucoup de tendresse, lui je l’adore. On se connaît depuis le tout début des années 2000, on était dans la même classe, le même internat, au Centre depuis petit, un grand personnage.

Et le plus carré ?
Mathieu Gorgelin, alors lui, il a tout : simple, franc, droit, jamais un mot plus haut que l’autre, le prototype de la sagesse.

Dans quel domaine dois-tu progresser ?
La concentration, ça va mieux mais ce n’est encore assez. A très haut niveau, ça ne pardonne tellement pas…

Pour moi tu es le seul joueur ou presque à avoir conscience de l’amour du maillot, je me trompe ?
Oui, il y en a d’autres dans l’équipe et puis n’oublie pas qu’avant d’être joueur je suis supporter, je sais et je comprends ce que représente le maillot. L’OL c’est toute ma vie.

Si je te donne 100 millions d’euros maintenant, tu fais quoi ?
100 millions d’euros ! Ça fait beaucoup ! (Il éclate de rire). L’argent ne changera rien à ma vie, c’est vrai que je la gagne très bien mais mes valeurs ce n’est pas le pognon.

Avec qui aimerais-tu aller boire l’apéro ?
(Il n’hésite pas une seconde) Gad Elmaleh ! J’adore ses spectacles et ses vannes, il me passionne, c’est toute la déconne que j’aime, il se sert du quotidien pour en faire un spectacle.

As-tu un vice ?
(Il réfléchit) Non, peut-être le téléphone mais je ne dois pas être le seul.

Quand as-tu pleuré pour la dernière fois ?
Au décès de ma tante qui est partie trop jeune, un moment délicat.

Quelle est la question qu’on t’a le plus souvent posée ?
« Tu n’as pas un maillot ? » (Il se fout de ma gueule puisque je lui en ai demandé un la veille) et la deuxième c’est « est-ce que tu vas faire toute ta carrière à l’OL ? »

Quand on te trahit, comment réagis-tu ?
Ah là ça ne va pas la faire (son visage se ferme). Insupportable, très difficile de reparler avec moi ensuite, même pour mettre tout à plat, c’est fin du bal.

Que détestes-tu le plus chez toi ?
Je suis trop tête en l’air.

Tu en as marre du foot parfois ?
Non, et puis si ça devait m’arriver, ça ne dure pas très longtemps, je n’ai pas le droit de me dire une chose pareille.

Y-a-t-il un joueur de la Ligue 1 que tu ne supportes pas ?
Évidemment ! Comme d’autres joueurs de Ligue 1 ne doivent pas me supporter mais je ne donnerai pas de nom.

Il t’arrive que l’on te confonde avec un autre joueur ?
Non ! En revanche avec Djokovic, oui (il rigole)

Selon toi, quelle est la plus belle femme du monde ?
Elle commence à avoir un peu de kilomètres mais Monica Bellucci, c’est la classe !

Maintenant on change, c’est toi qui me poses une question…
Ta folie pour l’OL est-elle toujours la même ?