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Ministre des gouvernement Barre et Juppé, l’ancien maire d’Yssingeaux Jacques Barrot est décédé mercredi 3 décembre 2014. Terrassé par un malaise dans le métro parisien, l’ancien vice-président de la Commission européenne est mort à l’âge de 77 ans. Démocrate-chrétien, figure du CDS, l’ancien député altiligérien, auquel Laurent Wauquiez a succédé en 2004, était également membre du Conseil constitutionnel.

Jean-Jack Queyranne – PS (président de Rhône-Alpes) : « C’est avec beaucoup d’émotion que j’apprends le décès de Jacques Barrot, membre du Conseil constitutionnel, ancien Ministre, Commissaire européen et Parlementaire réélu à de nombreuses reprises dans son département de Haute-Loire. Ma dernière rencontre avec Jacques Barrot date du mois d’août dernier, au festival de la Chaise-Dieu, qu’il présidait avec la passion qui l’animait. Nous avons beaucoup échangé sur le devenir de la future grande Région Rhône-Alpes Auvergne. Il était enthousiaste à cette idée. Il y voyait à la fois une évolution naturelle et une formidable opportunité pour l’avenir de nos deux régions, qui sauront conjuguer leurs ressources et leurs talents dans un ensemble commun. Je garderai le souvenir d’un homme chaleureux et disponible, ouvert aux autres, un esprit libre avec des convictions solides, cherchant toujours à progresser par le dialogue. J’exprime une pensée émue pour sa famille, ses enfants et tous ceux qui lui étaient chers. »

Gérard Collomb – PS (sénateur-maire de Lyon et président du Grand Lyon) : « J’ai appris avec une grande émotion la disparition brutale de Jacques Barrot. Ancien Vice-président de la Commission européenne, Ministre, membre du conseil constitutionnel : son parcours exemplaire force la considération de tous, au-delà des clivages idéologiques et partisans. Lors de nos nombreux échanges au sein du Cercle de l’Industrie, j’avais pu apprécier et partager sa passion pour l’Europe, mais aussi l’humanisme de cet homme d’Etat qui avait à cœur de rassembler les forces vives de notre pays. Attaché au développement de notre région, Jacques Barrot, fort de son expérience européenne, s’était engagé avec force pour le développement de grandes infrastructures de transport transeuropéennes et accompagné la naissance du projet Lyon-Turin. En mon nom personnel, et au nom de la Ville de Lyon, j’adresse à sa famille et à ses proches mes plus sincères condoléances. »

Laurent Wauquiez – UMP (député-maire du Puy-en-Velay)  :



Denis Broliquier – UDI (Maire du 2e arrondissement – président du groupe UDI et apparentés au conseil municipal de Lyon) :
« Je rends hommage d’abord à l’ami de nombreux combats partagés. Chrétien, européen, social, dans sa pensée comme dans ses actes, il a su conjuguer technicité, savoir-faire, idéal et convictions. Homme de dialogue social comme politique, il a toujours œuvré pour la cohésion et le rassemblement. Commissaire européen, ministre, membre du Conseil constitutionnel…, son parcours politique au est remarquable tant par sa contribution à l’intérêt général que par sa droiture et sa fidélité à ses idées. Figure de la famille centriste et grand serviteur de l’Etat, Jacques Barrot restera un homme politique exemplaire. »

Emmanuel Hamelin – UMP (conseiller municipal de Lyon) : « C’est avec beaucoup de tristesse que j’apprends le décès de Jacques Barrot. Grand serviteur de l’Etat qu’il a servi en tant que Ministre sous Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac, il a été également Commissaire européen de 2004 à 2009. C’est en tant que Président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale qu’il m’a accueilli en 2002, avec beaucoup de gentillesse. Homme de dialogue et d’ouverture, humaniste, il avait une grande proximité avec les parlementaires qu’il traitait avec une attention sincère et amicale. C’est le souvenir de nos nombreuses discussions que je garde de lui, avec une pensée particulière pour sa famille et pour ses proches. »

Cyrille Isaac-Sibille – Modem (conseiller municipal de Ste-Foy) : « L’annonce du décès de Jacques Barrot m’a profondément attristé. Particulièrement concerné par la jeunesse, je me souviens du temps qu’il consacrai à former les jeunes militants du CDS et à leur parler de l’Europe. Elu de Haute Loire, il a milité pour le rapprochement de son département avec la Région Rhône-Alpes. Son départ, alors que la nouvelle région va réunir Rhône-Alpes et l’Auvergne, est pour moi un clin d’œil de l’Histoire. »