Par Morgan Couturier

Installé dans la gare des Brotteaux, sous les auspices de Claude Aguttes, le maire du 6ème Pascal Blache a profité d’une assemblée fournie pour formuler ses vœux et témoigner de sa sympathie à toutes les administrations de son arrondissement et de la ville. Avant de s’effacer, au profit d’un Gérard Collomb particulièrement loquace.

Son honnêteté n’est plus à prouver, et cultive sa sympathie. Alors Pascal Blache n’est pas du genre à masquer la réalité, ni à jouer les fanfarons. Se refusant à « faire l’apologie de son (mon)mandat », à quelques semaines de l’emballage final et des élections, le maire du 6e a donc consacré son temps à remercier les administrations qui confortent ses actions, ainsi que ses services, avant d’apporter une touchante attention au déjà regretté Georges Duboeuf.

Ambiance cordiale

Un discours soigneusement travaillé, où l’élu a veillé à honorer les belles formulations de Georges Képénékian, lequel avait repris ce proverbe établi selon lequel « seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ». Plus loin dans le temps aussi, car fort de son vœu de bienveillance, où le plaisir d’une attention est « aujourd’hui capital », Pascal Blache eut la bonté de valider le discours sur l’écologie formulé la veille par Gérard Collomb, et de lui accorder un long moment l’attention du public.

Le maire de Lyon ne s’est pas fait prier, sa longue plaidoirie rattrapant facilement son retard initial. Outre l’énumération de toutes les réalisations faites dans l’arrondissement, c’est aux écologistes que Gérard Collomb a décoché ses piques : « Il n’y a pas de solutions dans la décroissance. » Mais puisque selon lui, « une ville est d’abord une communauté humaine », une fois le buffet ouvert, l’audience fit preuve de… bienveillance. Et sut lui pardonner.

Le micro était refermé depuis bien longtemps quand David Kimelfeld a enfin fait son apparition…

Mardi 7 janvier 2020