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Par Benjamin Solly

 

Le président de l’agence de communication Syntagme a reçu à Lyon, des mains de Jean-Pierre Raffarin, le ruban bleu de l’Ordre National du Mérite.

 

« Plus bleu que le bleu de tes yeux… » Sans minorer l’azur troublant du regard d’Elodie, sa compagne et mère de leur petite Camille, Erick Roux de Bézieux n’avait d’yeux que pour le bleu de sa décoration lundi 3 décembre 2012 au Palais de la Bourse. Depuis le salon Lumière de la CCI de Lyon, l’ancien maire-adjoint du 6e arrondissement a été épinglé par l’ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. « Oui je suis heureux, je ne vais pas le cacher », glisse-t-il. Bleu, comme le ruban qu’il portera désormais au revers de sa veste, marquant sa réception à l’Ordre National du Mérite, au titre de chevalier. Bleu, comme le vêtement de travail ou de chauffe qu’il revêt symboliquement chaque fois qu’il évoque en passionné son engagement pour la Francophonie.

 

C’est au titre de ses travaux pour le rayonnement de la langue française que l’homme de réseaux a été parrainé à l’Ordre National du Mérite par Jean-Pierre Raffarin. En 2007, ERB contribue aux « 15 propositions pour la francophonie », remises par Rama Yade à Nicolas Sarkozy. Le document porte déjà en son sein le projet de Maison de la Francophonie, affiné par Erick l’année suivante dans un rapport directement rédigé par ses soins à l’attention du président de la République et intitulé « Francophonie : une volonté pour la France, une nécessité pour le monde ». En 2008, la première Maison de la Francophonie ouvre à Lyon, inaugurée par Abdou Diouf. ERB en prend la présidence en 2009. Marseille suit en 2011. Le modèle est lancé et se développe en Bourgogne, Aquitaine et dans le Nord.

 

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La Francophonie, Giscard et … Zaza !

 

« La francophonie est un concept résolument moderne et universel, explique Raffarin, qui a occupé entre autres les fonctions de représentant de Nicolas Sarkozy pour la Francophonie. Le français porte en son sein le monde riche et le monde pauvre, le nord et le sud. » C’est « cet espace humaniste pertinent au service de la diversité » que défend ERB. Mais il partage également d’autres engagements avec l’homme de Chasseneuil-du-Poitou. « D’autres confluences » , comme le souligne à dessein ce Lyonnais pur sucre. Tous deux ont été des giscardiens convaincus. « Tu fais partie de ceux qui connaissent mieux 81 que 74 », lui glisse chambreur Raffarin. En 1982, ERB prend effectivement la présidence des jeunes Giscardiens à Lyon.

 

C’est là qu’il rencontre deux de ses proches amis, l’opposant municipal caladois Pascal Ronzière et le maire du 2e arrondissement Denis Broliquier. C’est ainsi que l’on apprend que, lors de réunions tardives de la jeunesse giscardienne (que l’on imagine volontiers constructives !), les trois acolytes prennent l’habitude d’élire la Gisquette de l’année. « Denis et Pascal pourraient vous parler d’une certaine Zaza » , rapporte ERB, avec un sérieux qui confine au pince-sans-rire. Impossible d’en savoir plus. Denis Broliquier s’est éclipsé. A grands coups de textos, nous harcelons Pascal Ronzière, excusé pour cause de conseil municipal à Villefranche. « Zaza = secret d’état », nous répond-il par clavier interposé. Alors que nous menaçons de mettre Wikileaks sur le coup, sous l’œil amusé de son épouse Catherine, il assure que Julian Assange et sa bande « ne trouveront rien. »

 

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De l’art de réunir les contraires

 

Lundi dernier, ils étaient plus d’une centaine à accompagner l’heureux récipiendaire sur le chemin du Mérite. Sa maman et ses trois fils, Alexandre, Nicolas et Erwan tout d’abord. Du côté des officiels, le parterre était quasiment complet. Le député Thierry Braillard, Jean-Yves Sécheresse, Evelyne Haguenauer, Hubert-Julien Laferrière et Romain Blachier ont signé la paix des braves avec leurs opposants politiques Nora Berra, Michel Havard, Dominique Nachury, Marc Fraysse et Denis Broliquier le temps de la cérémonie. Dominique Perben et Charles Millon étaient excusés, l’ancien premier adjoint André Soulier bien présent. Le monde économique, représenté par Philippe Grillot, Bernard Fontanel, François Turcas, Guy Mathiolon et Thierry de la Tour d’Artaise, a répondu positivement à l’invitation. Tout comme Victor Bosch, directeur du Radiant à Caluire ou encore Christophe Mahé, le président d’Espace Group avec lequel Erick Roux de Bézieux va lancer très prochainement la radio MFM francophone .

 

Après le cocktail préparé par l’association Cannelle et Piments , la petite société, réduite à une quarantaine de happy-few, s’est retrouvée au restaurant Chez les garçons , rue Cuvier. Et comme les amis d’Erick sont extrêmement bien élevés, ils n’ont pas dénoté avec le thème de la soirée. Ils sont ressortis « bleus » de l’établissement. Nous ne parlons évidemment pas ici du dress-code…

 

 

 

La projection diapos, c’est maintenant !




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