Propos recueillis par Nadine Fageol

A 61 ans, l’iconique mannequin poursuit son aventure mode en femme d’affaires accomplie qui ouvre seconde boutique à Lyon dirigée par l’ex notaire Stéphanie Vander Gucht. Entretien.

Comment avez-vous démarré ?
A 17 ans, je suivais un cursus d’archéologie histoire de l’art. Et, comme je cherchais un job, un copain m’a conseillé de faire des photos. La première séance n’a pas du tout été convaincante. Le lendemain je dîne avec Pauline propriétaire d’une agence qui m’a mis le pied à l’étrier. J’ai d’abord travaillé pour des stylistes underground, Kenzo, Mugler… Puis c’est une pub Dior diffusée à l’international et une collaboration régulière avec Marie Claire qui m’ont lancé jusqu’à ce que Karl Lagerfeld me propose un contrat exclusif pour Chanel, pas uniquement mannequin mais ambassadrice multicarte. Il faut bien dire à vos lectrices que ce métier, on ne le choisit pas.

Vous avez relancé griffe à votre nom en 1991, à quel type de femme vous adressez-vous ?
Je cherche à créer des vêtements intemporels sophistiqués comme un pantalon relativement classique que l’on porte avec T-shirt et baskets. Rien de basic sinon on a envie de bailler, d’ailleurs les deux mots ont le même préfixe. Je ne suis pas pour tout effacer, je peux renouveler une pièce par un nouveau tissu ou en rajoutant des détails de coupe. A la boutique, on trouve encore mes coups de cœur pour des accessoires de la maison, des choix issus de belles rencontres.

 Où fabriquez-vous ?
Les têtes de série sont réalisées dans la boutique de Paris où se trouve l’atelier qui a beaucoup de succès. La maille, très présente chez nous, est fabriquée en Italie, Ecosse, Grèce. Au-delà du style, je cherche à maîtriser la qualité car on parle de petites collections de prêt-à-porter de luxe.


Pourquoi avoir choisi Lyon pour ouvrir votre seconde boutique ?
Il ne faut pas voir les choses froidement comme un militaire. L’ouverture de Lyon est surtout due à une rencontre avec Stéphanie qui affectionne particulièrement la marque.

Vous opérez encore pour d’autres marques ?
Oui, je viens de réaliser ma onzième collection avec Uniqlo. Et notre démarche reste axée sur des pièces de qualité à prix abordable. Je suis aussi ambassadrice de Roger Vivier, une marque de souliers un peu oubliée qui fait partie de l’histoire de la mode.

Inès de la Fressange – 4 cours Franklin Roosevelt, Lyon-6

 Mardi 18 septembre 2018