Le maire PS de Décines, Pierre Crédoz, a estimé qu’il était trop tard pour organiser un référendum sur l’opportunité de la construction du futur Grand Stade de Lyon dans sa commune, après la remise d’une pétition réclamant une consultation.      Le futur stade a été retenu pour accueillir des matches de l’Euro-2016. "Le permis de construire va être délivré dans une quinzaine de jours, la procédure arrive à son terme. Ce n’est plus le moment d’organiser une consultation", a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. De plus, selon lui, "les Décinois se sont déjà prononcés" en 2008 lors des élections municipales, en reconduisant le maire qui portait déjà le projet et en avait fait un des points centraux de sa campagne. Comme prévu par la loi, étant donné que la pétition a recueilli près de 3.800 signatures (plus de 20% du corps électoral), le conseil municipal débattra lors de sa prochaine réunion le 9 février d’une possible consultation. Mais, laisse entendre Pierre Crédoz, "la majorité municipale soutient ce projet de stade depuis 2006" et il n’y a aucune raison qu’elle vote en faveur d’un référendum local. "Il y a eu toutes les procédures de concertation, d’information, la population a été partie prenante", a rappelé le maire, qui dénonce "un acte d’obstruction de la part d’opposants politiques", à la tête des associations qui ont porté la pétition. Pour lui, le Grand Stade représente "un projet économique" à un moment où "on a plutôt des délocalisations et des fermetures d’entreprises". Quelque 450 millions d’euros d’investissements privés sont programmés, apportés par l’Olympique Lyonnais et le groupe de BTP Vinci. Maintes fois retardé et âprement contesté, le projet de Grand Stade de 60.000 places avait fait l’objet en mai 2011 d’une déclaration d’intérêt général (DIG), au terme d’un bras de fer avec le gouvernement. Les travaux pourraient démarrer en mai-juin 2012.