Le sénateur-maire de Lyon a estimé que Georges Frêche avait la "légitimité du vote des militants" pour les élections régionales alors que le PS a investi une liste concurrente pour le contrer, et assuré qu'il "était tout sauf antisémite".

 

"Si effectivement la direction du parti socialiste avait voulu que Georges Frêche ne soit pas candidat, c'était en septembre qu'il fallait le dire", a déclaré Gérard Collomb, en marge d'une conférence de presse. "Elle a laissé se dérouler toute la procédure des votes. Aujourd'hui, Georges Frêche a la légitimité du vote des militants. Moi, j'appelle au calme pour que la direction constate à un moment donné qu'il a une véritable implantation populaire", a ajouté le maire. Interrogé sur l'assignation déposée jeudi par le socialiste Didier Codorniou, qui conduira dans l'Aude la liste de M. Frêche, en vue d'annuler la liste PS anti-Frêche en Languedoc-Roussillon, M. Collomb a fait comprendre que le PS avait "ouvert la boîte de Pandore". "Si on pouvait calmer cette histoire, ce serait bien pour tout le monde (…). Je connais Georges Frêche depuis 20 ans. Il se trouve que je suis allé avec lui en Israël et il est tout sauf antisémite. C'est même quelqu'un qui est pro Etat d'Israël", a souligné M. Collomb. Après les propos controversés de M. Frêche sur la "tronche pas catholique" de Laurent Fabius, le bureau national du PS a investi le 2 février le maire de Montpellier, Hélène Mandroux, face au président sortant de Languedoc-Roussillon, exclu du PS en 2007, qui se présente sous l'étiquette divers-gauche.