Par Justin Calixte

Saurez-vous trouver le nom du candidat qui, au 1er tour, disait pis que pendre de Marine et de sa clique. Souvenez-vous : « Nous n’avons rien à voir avec le FN. Nous, nous sommes un parti humaniste et non xénophobe ». Et vlan pour Marine ! Il ajoutait « Madame le Pen ne vaut pas mieux que François Fillon ; elle est mise en examen, les deux ont pris en otage l’élection présidentielle et me font rire lorsqu’ils dénoncent un complot qui n’existe pas ! » Et re-vlan pour Marine ! Dans le même temps et avec le même sérieux qui faisait son charme, il suppliait les électeurs de ne pas se laisser abuser par un parti qui pratique « la politique du bouc émissaire », qui trie les gens « en fonction de leur origine ou de leur religion ». Il en rajoutait : « le FN n’a pas les bonnes solutions, il est le meilleur allié du système. Bigre ! En voilà un qui ne s’en laissait pas compter. Vous avez bien sûr deviné son nom ? Non ? Dernier indice, cette phrase définitive : « un gaulliste républicain, ce n’est pas la même chose que le Front National. ».

Le gaulliste républicain Nicolas Dupont-Aignan, dressé sur son ego meurtri a finalement rejoint la basse-cour de Marine Le Pen avec armes et bagages c’est-à-dire avec presque rien. A l’instar de l’ex star Marie France Garaud qui elle a l’excuse d’un début de sénilité et un goût immodéré des coups tordus (c’était l’instigatrice des trahisons contre Chaban Delmas puis Giscard et même Chirac) Ce pauvre Ducon Gnangnan, avec ses 4,7% d’électeurs (il devrait en perdre quelques-uns au passage) ne se relèvera sans doute pas de ce faux pas minable. Il risque de se faire plumer à force de jouer les petits coqs en vain. Ca ne sera pas volé. Mais surtout, je l’en supplie, qu’il ne fasse plus référence au gaullisme quand il s’adresse à nous. Comme me dit un de mes amis « le Général de Gaulle doit se retourner dans sa tombe ». Je crains que malheureusement depuis longtemps le général soit sujet à des soubresauts récurrents aux allures de triple axel. N’a-t-on pas vu ces derniers temps ses pires ennemis Hollande, les Le Pen, Hamon, Mélenchon et même Cohn-Bendit se réclamer de lui et oublier qu’ils dénonçaient jadis son fascisme et son despotisme. Nos grenouilles élitistes boursouflées, on le sait maintenant, sont toujours prêtes à tout pour faire un effet bœuf.