01g.jpg Gérard Collomb a effectué son devoir électoral à la mairie du 5ème dont le bureau de vote était tenu par son épouse Caroline – Photos © Marco

 

"Une chance", "une bonne idée", "une première étape vers la victoire": à Lyon, les électeurs ont bravé le froid pour porter en tête Martine Aubry, alors que Gégé appelait à voter François Hollande…

 

02g.jpg "C’est incroyable, on n’a pas arrêté depuis l’ouverture", soufflait vers 10h une militante PS dans un gymnase de Villeurbanne, où "une centaine" de personnes étaient venues en une heure malgré la pluie battante. A la fédération PS du Rhône, assaillie par les appels, on dénombrait à la mi-journée "30.000 votants sur 1 million d’inscrits, soit à peu près 3% du corps électoral", tandis que la fédération de l’Isère se disait incapable de fournir des chiffres. Dans tous les bureaux de la région, comme dans les 10.000 lieux de vote au niveau national, les assesseurs étaient à pied d’œuvre depuis 8h du matin pour organiser le scrutin, compliqué par l’étape de la "charte d’adhésion aux valeurs de gauche". "Il y a un niveau en plus, avec la table de décharge où il faut payer (minimum 1 euro) et signer la charte, mais c’est assez fluide malgré le monde", se réjouit Roland Bernard, responsable d’un bureau de vote dans le 2ème. Nombre de bureaux ont vu patienter des électeurs avant même l’ouverture et n’ont guère désempli depuis, avec un pic de fréquentation relevé vers "11h00-midi". "Un peu avant midi, on a 140 votants, soit 2,5% du corps électoral, alors que c’est un quartier très ancré à droite", relève M. Bernard, tandis que son voisin calcule: "si on projette au niveau national, ça donne déjà 800.000 votants!"

 

03g.jpg Dans l’est de Lyon, c’est l’occasion de se saluer entre habitants du quartier. Sortant d’une petite école, un couple s’étonne d’y avoir vu "une dame croisée chaque samedi au marché de la Ferrandière": "Je ne pensais pas qu’elle était de gauche", glisse l’homme.  Venus seuls, en couple ou en famille, les électeurs saluent dans l’ensemble le principe des primaires, "un bel exemple de démocratie, que la droite nous envie", ou "une manière intéressante de donner la parole aux citoyens". "C’était un risque pour la gauche. Mais contrairement à ce que je craignais, les candidats ont su élever le débat et ne pas se tirer la bourre entre eux", se réjouit Georges Vernier, ancien cadre de la fonction publique.  Beaucoup se disent "simples sympathisants de gauche", comme Annie Blanc, enseignante à la retraite venue voter Aubry, ou Antoine, chercheur de 38 ans qui trouve même "étrange d’ouvrir à des non militants" comme lui.  Pour Marie, médecin généraliste à Lyon, ces primaires "aideront sûrement le candidat PS à la présidentielle, surtout s’il y a une forte participation et que tout le monde se rassemble ensuite, à l’inverse de 2007". Quant à l’absence de DSK, pour qui elle "comptait initialement voter", elle ne la "regrette finalement pas": "ça redonne de l’intérêt aux primaires, qui paraissaient jouées sinon. Et ça va être plus dur de coller un scandale à Hollande ou Aubry…" A l’arrivée, Martine Aubry devance d’une courte tête François Hollande alors que Ségolène Royal s’effondre complètement. Triste journée pour notre Nadjat locale…

 

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Les résultats à Lyon

Martine Aubry                  34,4% François Hollande              33% Arnaud Montebourg           19,6% Manuel Valls                     7% Ségolène Royal                 5,6% Jean-Michel Baylet            0,5%