Des gommes-cognes et des flash-ball en joue contre des poussettes – Photos © DR

Par Marc Polisson

Depuis le changement de majorité l’an dernier, on le sait sur la sellette. Et pour conserver son fauteuil de préfet et revenir dans les petits papiers du pouvoir socialiste, Jean-François Carenco en fait des tonnes. Dernier exemple en date, dimanche soir à Lyon.

manif 2Il est 18h, place de la Comédie, et ils sont un petit millier à se rassembler pour demander la libération de Nicolas. Ce veilleur anti-mariage gay a été incarcéré à Fleury-Mérogis (!) au milieu des violeurs et des braqueurs… pour avoir participé à une manifestation non autorisée. On est déjà dans le grand n’importe quoi.

manif 3Le cortège composé essentiellement de familles prend la direction de la Préfecture où plusieurs orateurs prennent la parole. A l’issue des discours, un sitting spontané s’organise. Mais Jean-François Carenco ne veut pas de ce spectacle infamant sous ses fenêtres. Il fait immédiatement intervenir ses gendarmes mobiles épaulés par des policiers de la BAC (!) en civil, armés de matraques et de flash-ball.

manif 4L’assaut des forces de l’ordre casquées et bottées est complètement disproportionné par rapport à leur cible : des polos-bermudas avec leurs poussettes ! La police procède très rapidement à des interpellations musclées. Patrick Louis, ancien député européen est  aspergé de gaz lacrymogène et frappé par des gendarmes mobiles. Une plainte est en cours. Scénario identique pour Hugues, 13 ans. Les pompiers sont appelés pour lui porter secours.

manif 5Les images pourraient nous faire croire à un documentaire brésilien relatant l’intervention choc des anti-narcos dans les favelas de Rio. Mais, non, il s’agit de Lyon, où les forces de l’ordre, instrumentalisées par un préfet zélé, se déshonorent manif après manif. Avec pour effet collatéral, la radicalisation de nombreux jeunes de bonnes familles qui rêvent d’un Mai 68 à l’envers. Gabriac devrait envoyer ses remerciements à Carenco !

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