01 Photos © Fabrice Schiff

 

Par Marc Polisson

 

Plus de 500 personnes ont accompagné le chocolatier décédé jeudi 22 avril dans son ultime voyage lors d'une cérémonie d'une grande sobriété en l'église de la Rédemption, où s'était donné rendez-vous tout le 6ème arrondissement.

 

02 Lundi 26 avril 2010, 10h. Alors que le cercueil remonte lentement la nef de la Rédemption, fleurie comme jamais, la plus chic des paroisses lyonnaises est déjà comble. Les premiers arrivés se sont installés dès 9h. La famille et les proches se partagent les premiers rangs. Françoise Bernachon, épouse du disparu, ses enfants Philippe, Stéphanie et Candice avec leurs conjoints Karine, Vincent Leroux et Arnaud Xerri. Les parents de Françoise, Paul et Raymonde Bocuse font bloc autour de leur fille. « J'étais allé le voir lundi matin à l'hôpital » nous raconte Monsieur Paul, très ému. Le grand chef éprouvait une réelle affection pour son gendre. Pendant des années, les deux hommes se sont retrouvés tous les matins, cours Franklin Roosevelt. Une estime réciproque qui était née à l'époque où Jean-Jacques Bernachon faisait ses gammes dans les cuisines de Collonges. C'est donc tout naturellement que François Pipala et Jean-Philippe Merlin, les maîtres d'hôtel de l'Auberge se sont chargés du protocole, accueillant sur les marches de l'église, les nombreux amis de la famille du chocolatier.

 

03 A commencer par le maire du 6ème, Jean-Jacques David, le président de l'OL, Jean-Michel Aulas et son conseiller Bernard Lacombe, Anne Revillon, Alain Vavro, Jacques Matagrin, Ghislaine Merieux, Carole Dufour, notre associée Françoise Petit, le traiteur Jean-Paul Pignol et une pléthore de chefs étoilés comme Pierre Orsi, Mathieu Viannay, Christophe Marguin, Joseph Viola, Guy Lassausaie, Jean-Paul Lacombe, Frédéric Berthod, Gérard Vignat, Alex et Steff ainsi que de nombreux commerçants du cours Franklin Roosevelt dont Robert et Florence Perret (Le Théodore). Après l'accueil du père Favre, curé de la paroisse, les trois enfants posent sur le cercueil 7 lampions au nom des 7 petits-enfants que la famille a préféré préserver. C'est à Marc Gougeon, ami d'enfance de Jean-Jacques de témoigner son amitié à son complice « discret et n'aimant pas les sunlights ». Un travailleur acharné « qui revendiquait son statut d'artisan avec un grand A ». Saluant le courage de son ami qui a lutté pendant deux ans contre la maladie. « La relève de la dynastie est assurée ! » conclut-il. Un avis partagé par Raymond Miguet, chef chocolatier de la maison Bernachon pendant 35 ans, qui s'adresse directement à son ancien patron : « Tu as pérennisé et ouvert ton entreprise sur le monde ».

 

04 Dans son homélie, le père Payen a également relevé que « jusqu'au bout, Jean-Jacques Bernachon s'est battu sans se plaindre. Il a vécu un long vendredi saint ; peut-être a-t-il douté ? » s'interroge le vicaire épiscopal, rappelant que « Jésus a lui aussi connu cette épreuve de l'angoisse devant la mort ». « Il était aussi travailleur que secret. Sa Foi, il n'en parlait pas beaucoup mais il a toujours été fidèle aux promesses de son baptême » rappelle-t-il avant d'entraîner l'assistance dans l'Espérance de la résurrection : « Passionné de son métier et de sa famille, il était. Cette passion d'amour qui l'habitait, elle continue ! » Une certitude pour tous les Lyonnais présents.

 

La projection diapos, c'est maintenant !




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