Texte : Morgan Couturier – À Megève, l’hiver et l’été se renvoient la balle à qui offrira la meilleure saison. Au fil des saisons, la station haut-savoyarde a donc appris à jongler avec un mercure brûlant et des attentes différentes pour devenir une adresse appréciée des vacanciers. L’objectif : proposer un été en majesté.
On l’a attendu parce qu’il nous manquait, parce qu’on l’aime et qu’un amour à distance ne fait jamais rêver. Mais le voilà l’été. Alors on se dit qu’il ne reste plus que quelques jours à compter, qu’une poignée de cases à cocher pour qu’il ne rime plus qu’avec congés et farniente. En attendant, on se cherche une musique, un tube prêt à nous accompagner jusque là-haut, au bout du chemin. Puis vient Indochine qui nous dit cernés. Alors comme Nikola Sirkis, on rêve d’un « été français, un été parfait où rien ne pourra nous arriver ».
Vous avez l’air ? Ne manque plus que la destination. Pour la trouver, la période nous ramène à cette citation faisant dire que « quand le soleil brille, (on) peut tout faire. Aucune montagne n’est trop haute ». Pas même le mont d’Arbois ou ces lacets qui vous emmènent jusqu’au rond-point du domaine de Meztiva, sa fausse cabine rouge et cette inscription : Megève !
« L’été à Megève n’est plus une parenthèse. C’est une saison à part entière »
Car n’en déplaise aux amateurs du « Loup-Garou », ce jeu de société qui berce les nuits d’été, le village ne s’endort pas au sortir de l’hiver. Au contraire, en juillet comme en août, il dorlote ses villageois, Français comme étrangers, en faisant honneur à son éternelle hospitalité. Ce n’est pas anodin dès lors que l’hébergement haut de gamme ait pris le pari de cette saison aux 500 000 nuitées.
Il va sans dire que Megève a toujours fait dans l’excellence. À mesure que les étés passent, de nouveaux établissements étoilés posent même leurs valises, ici, en Haute-Savoie avec l’espoir de percer. On pense de fait aux Chalets de l’Observatoire au nom évocateur, en raison de leur vue imprenable sur le village, la chaîne des Aravis et le massif du Jaillet.
Comme d’autres avant eux, ils incarnent cette vision du luxe alpin chère à Megève. Si bien que sur le web, là où les onglets s’ouvrent et se ferment à mesure que les projets accrochent le regard, il y a fort à parier que celui-ci se porte sur ces trois nouveaux appartements d’exception de 109 à 220m2.
Dormir n’est pourtant pas au menu de cet été. Comme pour l’hiver, la station aime à creuser l’appétit, jusqu’à virer au temple de la tentation. Cela tombe bien, les plages sont loin et même si la piscine du Palais permet à quelques corps de s’exhiber, il y a moins de remords à avoir à succomber devant une bonne assiette ou une douceur sucrée.
Nouvelles adresses, nouvelles activités et nouveaux plaisirs
Grand bien leur en fasse à ceux qui osent franchir le pas. D’autant que depuis… l’hiver dernier, une nouvelle adresse fait vibrer Megève : Ecir, tenue par la pâtissière Tess Evans Mialet, dont le parcours s’est conjugué un temps à un certain Cédric Grolet.
Point de trompe-l’œil à l’horizon néanmoins, mais des créations signatures telles que la tarte à la praline rose, le Mont Blanc twisté au citron confit ou encore le gâteau de Savoie aux miels de fleurs et de châtaigner.
Sur la question, les visiteurs ont raison de se questionner : en rejoignant Megève, on ne sait jamais à quelle sauce on va être mangé. Ou plutôt à quelle nouvelle adresse gastronomique on va bien pouvoir résister.
Au rayon des nouveautés, on pense alors au restaurant 45° La Bonne Latitude sis au pied de la télécabine du Jaillet, à The Andrew, la nouvelle adresse gastronomique de l’hôtel Magic Megève Bois, à l’implantation de la maison triplement étoilée Bernard Loiseau ou encore à la création du Garde-Manger d’Emmanuel Renaut, réunion gourmande d’une boulangerie artisanale et d’une offre traiteur 3*.
Dans ce décor alléchant, Megève ne peut être toutefois limitée à ces plaisirs coupables. On y vient pour sa fraîcheur, sa douceur et ses instants relaxants, à l’instar de l’Hôtel Lodge Park et de son nouveau spa, Logevity Spa Pure Altitude, dont la carte suggère d’essayer au choix : « cryothérapie corps, caisson hyperbare ou cryolipolyse ».
Qu’à cela ne tienne, résumer l’été au farniente serait faire offense à ceux qui chérissent le grand air, les balades et les excursions. Car Megève est un peu tout cela à la fois. On peut y danser et chanter à l’occasion du Megève Jazz Contest ou du Megève Blues Festival puis s’imaginer cavaler à dos d’équidés, après avoir admiré le 15e anniversaire du Jumping International.
Le village est donc ainsi fait : il se garde bien de privilégier certains vacanciers. En juillet comme en août, Megève doit plaire pour ne pas être résumé à un amour d’été volatile. La station veut laisser le souvenir d’un instant délicieux. D’une histoire qu’il faudra entretenir dans le temps. L’hiver prochain. L’été suivant. « La route est longue et les rêves sont grands ». Tiens, tiens, voilà une autre chanson : « je veux marcher sans fin, je veux fendre l’horizon. J’entends les montagnes et les étoiles m’attendent ».
La programmation de l’été
7 juillet – 25 août
Aqua Games
10 – 12 juillet
30e Megève Jazz Contest
12 juillet :
Soirée de gala des 30 ans du Megève Jazz Contest avec The Glenn Orchestral Big Band
11 – 19 juillet
15e Jumping International de Megève
11 – 21 juillet
28e Festival Baroque du Pays du Mont-Blanc
13 juillet
Fête nationale
13 juillet
Bal du 13 juillet
30 juillet
Les Aigles du Léman
31 juillet – 2 août
Megève Blues Festival
21 – 23 août
Braderie d’été de Megève
23 août
Megève Mont Blanc
27 – 29 août
Haute Route






























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