Ségolène Royal a fait part lundi soir à Villeurbanne de sa "consternation très profonde pour les victimes" de l’explosion survenue sur le site nucléaire de Marcoule (Gard), insistant sur "la nécessité de faire toute la transparence" sur cet accident.

 

"Dans les activités industrielles dangereuses, notamment celles qui sont liées à l’énergie nucléaire (…) c’est très important qu’il y ait une transparence sur l’ensemble des décisions qui sont prises pour protéger la vie des personnes qui travaillent au contact de ces activités", a-t-elle déclaré. "Quand il y a un accident aussi grave qui arrive, je crois qu’il faut très rapidement communiquer les informations pour savoir s’il y a des risques pour les autres salariés et la population environnante", a ajouté Ségolène Royal. Cet accident "prouve que dans le domaine de la mutation énergétique, il faut accélérer les choses", a estimé la candidate à la primaire socialiste, qui s’exprimait à l’occasion d’une réunion publique en présence du président PS de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne. "Je me suis engagée à faire en sorte que les Français soient consultés démocratiquement, par un référendum, sur la mutation énergétique, c’est-à-dire sur la préparation de l’après-nucléaire et de l’après-pétrole", a-t-elle souligné. "C’est un nouveau défi pour nous que cette croissance verte. C’est pour ça que dans mes propositions, je dis que je veux faire de la France la première puissance écologique d’Europe, parce que nous en avons les moyens", a ajouté Mme Royal, rappelant qu’elle visait une échéance d’une quarantaine d’années pour sortir du nucléaire.