Par Marco Polisson, rédacteur en chef

Hasard du calendrier, alors qu’un sondage commandé par nos confrères de VSD révélait que 61% des Français étaient favorables à leur réouverture, nous publions un dossier de 30 pages sur les maisons de closes.

L’écrivain Jacques Bruyas, très porté sur la chose, nous explique doctement qu’elles ont fleuri dans tous les quartiers de Lyon jusqu’à leur fermeture par Marthe Richard en 1948. Dans les années 30, le docteur Jean Lacassagne estimait à 2000 le nombre de filles de joie en activité dans notre bonne ville, soit 1 prostituée pour 300 habitants… placées sous la protection de Notre Dame de Fourvière.

Avec autant de cuisses ouvertes, on se demande encore comment Lyon a pu trainer aussi longtemps cette réputation de ville fermée. Lol

Notre contributeur a ensuite fait l’inventaire des maisons de passe les plus chics, soit une vingtaine d’adresses où exerçaient ces demoiselles ainsi que le prix des « spécialités » qui faisaient glousser de plaisir leurs clients de tous milieux, surtout politiques et artistiques, ces derniers étant confiés à la plume de Bernard Gouttenoire. Cette ballade qui regorge d’anecdotes croustillantes concernant nos anciens élus nous a déjà valu quelques leçons de morale (de la part de mes parents en premier lieu) et les remontrances de certains propriétaires habitants les immeubles concernés…

Dans cette histoire comme dans beaucoup d’autres, l’hypocrisie chère à Najat vallaud Belkacem est toujours de mise. Aujourd’hui, en dépit du bons sens et contre tout principe d’humanisme, on laisse des jeunes femmes se prostituer en plein hiver dans des camionnettes sordides, déplacées par la municipalité de la confluence vers Gerland pour qu’elles ne ternissent pas le nouveau quartier phare de la Collombie. Ne seraient-elles pas mieux installées et plus facilement contrôlables dans des appartements cosy ? La question mérite d’être posée.

Lyon People, spécial Maisons closes, février 2019, 84 pages
Disponible chez nos 1200 dépositaires de Lyon et de l’ouest lyonnais


Au sommaire de ce n°193

ÉDITO de Marco Polisson
« Le bad buzz du guide Michelin »

LA VIE LYONNAISE
Brasserie du Louvre, Bocuse investit Paris
Gilles Morand, adieu au gentleman de Mionnay
TLM – BFM, feu vert du CSA
Top 500 des Lyonnais
Musée des Tissus avec Laurent Wauquiez

LA VIE CULTURELLE
Oscar. Les talents sur scène
Des Poilus à Montluc
Nuances de Bleu

LA VIE ÉCONOMIQUE
Evotion, la copro 2.0
Arlim Lafayette, nouvelle agence
Régie Bellecour, nouveau département transaction

LA VIE GASTRONOMIQUE
Théodore, le top du bistrot chic
Le Refuge – Megève
Boulangerie Taffin, direction Séoul
L’Affaire du 6 marque le retour d’Albert Dray
Pierre-Yves Gas avec Sidney Govou et Frédéric Faurie
8 nouveaux entrants aux Toques Blanches
Ouverture de l’Epicerie Abel

DOSSIER SPÉCIAL
Lyon au temps des Maisons closes
Rédaction : Jacques Bruyas

Les peintres des bordels
Rédaction : Bernard Gouttenoire

PEOPLE STORY
Alain Dinc à la reconquête de la Tour Rose
Interview cash de Marco Polisson

MEGEVE PEOPLE
On s’est envolé en l’air avec Aérocime
Vernissage Jean-Michel Tixier

PEOPLE SPORT
LOU Rugby – Racing
Le Barthologue de Grégory Coupet
Olympique Lyonnais – Reims

PEOPLE EVENTS
Moi par mois avec Enzo Mayo
Domaine de Beausemblant

LES 11 ÉVÉNEMENTS QU’IL NE FALLAIT PAS MANQUER
Carnet mondain
Naissances
Nominations